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SOUVENIRS POLITIQUES

qu’il luttait avec énergie pour réunir assez de force et de vigueur pour faire honneur à la circonstance.

« Dans le cours de son discours d’une heure et demie, l’orateur s’anima peu à peu, et vers la fin, les traits et l’ensemble de la physionomie semblaient effacer les traces de la maladie. Dans son élément, la politique, M. Mercier semblait rendu à lui-même.

… « Les applaudissements éclatèrent souvent. Il en fut de même du commencement à la fin de l’assemblée. Du côté de l’opposition, il y avait beaucoup plus d’enthousiasme que chez les ministériels. Dans un chateau fort comme St-Laurent, la chose est significative, M. Mercier fut accueilli avec enthousiasme. »

Je viens de relire dans l’Électeur le discours prononcé par M. Mercier dans cette circonstance. Quelle formidable harangue ! quel puissant plaidoyer ! On croirait relire les fameuses Catilinaires de Cicéron.

L’hon. M. Chapleau qui assistait à cette assemblée avait eu la malencontreuse idée d’accuser M. Mercier d’avoir recherché une coalition avec lui en 1881. Fatigué d’entendre répéter cette accusation absolument fausse, M. Mercier publia le 10 septembre la correspondance échangée à ce sujet. En voici le résumé :

Il avait été convenu qu’un rendez-vous aurait lieu le 21 février 1880, à Montréal, chez