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SOUVENIRS POLITIQUES

s’attendait à ce que l’abolition du conseil législatif fut demandée, qu’il croyait l’entente possible sur ces bases et que M. Mercier aurait droit de consulter ses amis avant de rien conclure.

Le sénateur R. Thibaudeau déclara qu’il croyait une coalition possible sur de telles bases. Cependant, il aurait préféré que la coalition s’étendit aussi au gouvernement d’Ottawa. M. Mercier était d’opinion que la chose était impraticable. Finalement, M. Thibaudeau se déclara hostile à la coalition si elle ne devait pas comprendre aussi Ottawa.

M. Mercier prétendait de son côté, que M. Thibaudeau de concert avec MM. C.-A. Geoffrion et C. Beausoleil, avait consenti à accepter une coalition avec des conditions moins avantageuses. M. Thibaudeau répliquait que non. La première coalition, disait-il, était : 1° une coalition avec une phalange importante du parti conservateur pour renverser le gouvernement Chapleau ; 2° elle nous donnait le chef du gouvernement ; 3° l’abolition du conseil législatif ; 4° la répudiation des trois traîtres Chauveau, Pâquet et Flynn. M. Mercier ne fut pas de ce sentiment : il préférait s’allier à des hommes comme Chapleau, Loranger et Lynch qu’avec des hommes comme Mathieu et Tarte. Et, le projet tomba à l’eau.

Dans l’automne l’hon. Et.-T. Pâquet fut