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SOUVENIRS POLITIQUES

plaindre. Tels sont les sentiments que m’inspire la conduite du directeur de la Vérité, M. Tardivel.

Cette école en voulait beaucoup à l’Université Laval parcequ’elle avait conservé parmi ses professeurs un libéral comme M. François Langelier, qu’on avait en vain cherché à faire expulser de cette institution. L’Archevêché lui-même ne trouvait pas grâce devant ces modernes croisés parceque Mgr Taschereau refusait de changer son Chapitre pour y introduire des prêtres castors. On l’accusait aussi de subir la pernicieuse influence des prêtres du séminaire.

Alarmé sans doute des périls que courait l’église de Québec, M. Tardivel adressa, en sa qualité de journaliste catholique, une lettre au Préfet de la Propagande, le cardinal Siméoni, pour lui signaler les dangers qui nous menaçaient. Voici quelques extraits de ce document qui fut rendu public :

… « Nous aurions pu nous gouverner toujours dans la province de Québec, en harmonie complète avec les enseignements de l’Église, et nous l’aurions fait sans les intrigues de certains prêtres libéraux du Séminaire de Québec et de l’Université Laval qui exercent sur Mgr l’Archevêque une funeste influence, et qui ont réussi à séparer Sa Grandeur de ses suffragants sur les questions politico-religieuses.