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SOUVENIRS POLITIQUES

maçonnique, la marque de Balaal ! Malheur à quiconque donnera trois coups de marteau ! C’est un franc-maçon. Franc-maçon encore celui qui porte à sa cravate un épingle en forme de fer à cheval.

« Nous demandons si l’on vient fou à lier. »

Cette école ultramontaine castor n’a guère changé depuis. En effet au moment ou j’écris ces lignes (novembre 1906) La Vérité vient de publier ce qui suit :

… « Or on ne peut le nier, car l’histoire est là pour le prouver, le peuple canadien a commis une apostasie le jour où de propos délibéré, et alors qu’il pouvait faire autrement, il a lâchement déserté le drapeau de l’honneur en abandonnant les droits de l’Église et de la langue française au Manitoba et dans tout l’Ouest canadien.

Ceci c’est un crime religieux et un crime national. Pourquoi Dieu ferait-il des miracles pour sauver un peuple qui signe lui-même et de gaité de cœur son arrêt de mort ? Or, n’est-ce pas ce qu’ont fait par leurs représentants au fédéral l’immense majorité des Canadiens-français ?… Ce crime demande vengeance, et comme les peuples n’ont que cette vie pour recevoir récompense ou châtiment, il faut absolument, ou que le peuple canadien-français obtienne de Dieu son pardon pour la réparation, ou qu’il subisse la peine qu’il a mé-