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SOUVENIRS POLITIQUES

tants d’une honorabilité indiscutable. Ils n’étaient que le prétexte pour faire la guerre à l’Université, car les mêmes gens qui cherchaient à démollir celle-ci, le faisaient au profit de l’Université Victoria à Montréal, une institution méthodiste dont le factotum, feu le Dr. Coderre, était un libre penseur de l’école de Joseph Doutre. On en voulait à Laval non pas à cause des dangers ridicules de la francmaçonnerie, mais bien parceque ses prêtres ne voulaient pas accepter les doctrines extravagantes des ultramontains.

Mgr Smeülders commit la faute de se laisser circonvenir par cette école et un moment, il fut sur le point d’ordonner la fermeture de l’Université Laval à Québec. Une délégation des professeurs, composée de feu le Dr C. E. Lemieux, de M. F. Langelier et de quelques autres se rendit à Montréal pour savoir à quoi s’en tenir. M. Langelier lui mit carrément le marché en mains : « Fermez l’Université, dit-il, et le lendemain nous ouvrirons des écoles laïques de droit et de médecine ». Pendant que le Délégué hésitait sur la décision à prendre, il fut rappelé à Rome, sur la demande de Mgr. Taschereau ; c’est du moins ce que l’on a prétendu dans le temps.

Enfin, le 19 mars arriva chez nous la solution de cette question de l’Université qui avait si vivement agité les esprits. Mgr Tas-