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SOUVENIRS POLITIQUES

çais conservateurs restèrent fidèles au gouvernement ; on les désigna sous le nom de pendards parce qu’ils approuvaient la pendaison de Riel. Ce parti, un moment écrasé sous l’opinion publique voulut relever la tête. M. Tarte qui avait été un des premiers à condamner les ministres, retourna avec M. Chapleau d’après le principe, je suppose, qu’un homme a le droit de changer d’idée, s’il n’a pas le pouvoir d’Apollon qui détournait les fleuves de la Troade ! Il fit convoquer pour le 18 février une assemblée à Sillery à laquelle Sir Adolphe Caron, Sir John Thompson, M. T. Chase Casgrain et M. Tarte lui-même devaient prendre part. C’était une réponse au défi porté aux pendards par l’Électeur, d’essayer de tenir une assemblée dans notre district. Il fallait à tout prix l’empêcher d’avoir lieu. Dès que la chose fut connue, Sir Alphonse Pelletier, MM. Frs Langelier, Ernest Pacaud, F. X. Lemieux et moi-même, nous nous réunîmes pour décider quel parti prendre. Après délibérations je fus délégué avec Lemieux auprès de notre vieil ami M. Georges Lemelin, un libéral ardent de St-Roch, afin d’aviser aux moyens à prendre pour briser cette réunion. Ses calculs faits M. Lemelin nous dit qu’il fallait une somme qu’il indiqua pour payer les hommes et les voitures qui les conduiraient à Sillery : cette somme devait lui être versée pas