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SOUVENIRS POLITIQUES

avaient préparé une démonstration grandiose. Une foule énorme s’était portée à la gare du Palais pour le recevoir, et dès qu’il eut descendu du convoi, ce fut des hourrahs étourdissants, des cris de joie indescriptibles. On aurait dit un libérateur qui arrivait, au milieu de ceux qu’il aurait rendus à la liberté. La foule se rendit en procession jusqu’à l’hotel Clarendon, sur la rue Desjardins, où M. le Maire Langelier présenta une adresse au triomphateur. Dans cette adresse il disait entr’autres choses :

… « Grâce à la confiance que votre habileté, votre persévérance et votre indomptable énergie ont inspiré au parti libéral, vous avez réussi à en faire une armée parfaitement disciplinée, prête à tous les sacrifices et à tous les dévouements. Grâce au patriotisme et à l’abnégation de tout ce qui, dans le parti conservateur était prêt à sacrifier au salut du pays, non seulement ses intérêts, mais ce qui est plus difficile encore, les vieux liens de parti si difficiles à briser, vous avez réussi à faire des alliances honorables et à former un grand parti vraiment national, etc., etc. »

M. Mercier, profondément ému de cette démonstration prononça cette fière improvisation :

« Vous avez bien voulu me dire tout à l’heure, M. le maire et vous avez eu raison,