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SOUVENIRS POLITIQUES
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lunch donné à Sir John au Club de la Garnison auquel, lui M. Tarte était présent. Ce qui s’est passé plus tard a démontré que M. Angers, en renvoyant M. Mercier et ses collègues avait plutôt pensé aux intérêts de ses amis politiques qu’aux principes constitutionnels dont il s’était jadis constitué le champion ! Ah ! pauvre politique, que d’injustices ont été commises en ton nom !

L’hon. M. Angers prêta le serment d’office devant le juge en chef Sir L. N. Casault le 31 octobre. On avait donné à cette cérémonie toute la solennité possible, M. Mercier lui fit cadeau d’une superbe plume d’or au moment où il allait signer la formule de son serment, et il lui dit en riant : « J’espère que vous ne vous en servirez pas pour signer ma démission ! » C’était une fine allusion à toutes les vantardises des conservateurs.

Le soir M. Angers donna un grand diner dans la salle de l’Assemblée législative. Tous les membres de la législature, les sénateurs et députés fédéraux qui résidaient à Québec furent invités à ce banquet de joyeux avénement. M. Angers ne fit qu’une seule exception, ce fut pour moi. J’étais alors député aux Communes pour le comté de Montmorency. M. Angers avait encore sur le cœur sa défaite de 1878 et ma présence au diner aurait pu gâter son appétit, je présume. C’était, un petit in-