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SOUVENIRS POLITIQUES

ser de trahir ainsi que nous l’avons regretté plus d’une fois. »

Voilà un précieux enseignement que nos accusateurs devraient méditer et qui nous met à l’abri des attaques que la mauvaise foi seule peut inspirer.

Dans ce même discours M. Mercier dénonça la fédération impériale comme un danger pour l’autonomie des provinces. Les partisans de celle-ci, avait-il dit, viennent de s’affirmer d’une manière éclatante par la nomination du nouveau gouverneur général qui appartient à cette association. En effet, Lord Stanley, car c’était de lui dont il s’agissait, avait laissé comprendre qu’il venait au Canada avec l’intention bien arrêtée et la ferme détermination de faire triompher cette cause. La Minerve avait reproduit avec complaisance les paroles du noble lord et elle semblait surtout lui souhaiter la bienvenue à raison de ce langage.

La Gazette de Montréal releva les paroles de M. Mercier ; elle l’accusa de chercher un cri de guerre pour les prochaines luttes. C’était une erreur : il n’avait fait que signaler les périls qu’il entrevoyait dans la formation de cette Fédération. Sir John pendant son séjour à Londres en 1884, avait fait les déclarations suivantes :

… « Je réponds de la loyauté du Ca-