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SOUVENIRS POLITIQUES

nada, et je déclare que d’après ma conviction, son union avec le plus grand empire du monde favorisera ses plus chers intérêts. Je crois que la politique de la Grande Bretagne est opposée à toute guerre agressive ; et je suis convaincu que le peuple du Canada est prêt à assumer sa part de responsabilités et de dépenses dans toute autre guerre. »

Le 4 janvier 1884, au Club St-George de Londres, Sir John avait ouvertement endossé la Fédération impériale dans les termes que voici :

« Quant à la question d’une Fédération Impériale, je suis parfaitement d’opinion qu’elle devrait exister. Je crois qu’à mesure que les nations auxiliaires d’Australie, du Canada et de l’Afrique méridionale augmentent leurs rapports présents, quelques comfortables et agréables qu’ils soient, ils ne pourront pas demeurer fixes. Comme ces relations auxiliaires augmenteront en richesses et en population de même aussi, existeront leurs responsabilités, et, parlant moi-même au nom de la Puissance du Canada, je puis assurer qu’elle est prête à augmenter ses responsabilités, qu’elle est prête à se joindre à la mère-patrie dans une ligue offensive et défensive et à sacrifier le dernier de ses hommes pour défendre l’empire et le drapeau de l’Angleterre. »

M. Mercier était opposé à une telle poli-