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SOUVENIRS POLITIQUES

Britannique du Nord, il avait essayé de faire accepter l’Union ; mais Sir Geo. Ét. Cartier avait fait échouer cette tentative. Feu l’hon. Louis Archambault qui fut l’ami et le confident de Cartier nous a fait connaître les dessous de cette trahison. Dans une déclaration solennelle que je trouve reproduite dans l’Électeur du 20 avril 1888, il raconte que Cartier avait câblé à Sir Narcisse Belleau, alors premier ministre, de se tenir prêt à offrir sa résignation dès qu’il le lui dirait, au cas où Sir John ferait accepter l’Union législative. Il tenait tous ces détails de Sir George lui-même. C’est la fermeté bien connue de Cartier qui nous a sauvé d’un système politique aussi désastreux pour nous.

C’est en 1888 que l’on commença à agiter sérieusement cette fois, la question du pont de Québec. Une importante délégation de nos concitoyens se rendit à Ottawa dans les premiers jours d’avril ; elle avait à sa tête le maire de la ville l’hon. F. Langelier et feu le Lt.-Col. Rhodes. Ces messieurs exposèrent le projet à Sir John et à ses collègues. Ils lui firent connaître qu’une somme de $600,000 avait été souscrite, et que 10 p. c. du capital avait été versé ; que la distance entre les deux rives, au Cap Rouge, était d’environ 4000 pieds, etc., etc. Sir John les reçut avec sa finesse ordinaire, mais il leur donna peu d’en-