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SOUVENIRS POLITIQUES

couragement. « Je sais, leur dit-il, que ce pont serait très avantageux à la population et au district de Québec ; aussi, le gouvernement prendra-t-il cette question en très sérieuse considération ; il verra s’il peut accorder en entier ce que demande la députation, et s’il ne peut pour le tout, pour quelle partie. (Applaudissements) Ne vous pressez pas trop d’applaudir, le gouvernement ne pourra peut-être pas faire beaucoup si toutefois il fait quelque chose. »

Cette réponse jeta plutôt de l’eau froide sur le projet. La première fois que l’on s’était présenté devant le gouvernement les ministres avaient dit : « Formez une compagnie, souscrivez de l’argent, déposez-le en banque et remplissez les obligations exigées par la loi. » Or tout cela avait été fait et ces mêmes ministres se bornaient à dire « qu’ils allaient faire une enquête sur le mode de construction et les avantages qui en résulteraient. » C’était tout simplement ajourner l’affaire à une autre session.

La question de jeter un pont sur le St-Laurent à Québec était sur le tapis depuis quarante ans. Dès 1852, un ingénieur éminent, M. Sewell, à la demande expresse du conseil de ville de Québec, traçait les plans d’un pont suspendu qu’il proposait de construire près de l’embouchure de la rivière Chaudière, à envi-