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SOUVENIRS POLITIQUES

ne devra pas, non plus, oublier la large part qu’à prise l’hon. S. N. Parent à assurer la réalisation de ce grand projet, de ce rêve que nous caressions depuis cinquante ans.

Hélas ! au moment où l’on poussait les travaux avec vigueur, une terrible catastrophe s’est produite. Le 29 août 1907, vers la fin de la journée de travail la superstructure s’est effrondrée avec un fracas épouvantable, entraînant dans sa chute environ quatre-vingts travailleurs qui perdirent presque tous la vie. Ce désastre national ne découragea pas Sir Wilfrid Laurier qui s’empressa de télégraphier au maire Garneau que le pont serait reconstruit. Dans le même moment le même jour, M. Borden, le chef du parti conservateur se trouvant à Québec, déclara dans une assemblée publique que le pont de Québec, était le complément du Transcontinental, et, que, quelque soit le parti au pouvoir, ce serait son devoir de faire parachever cette grande œuvre.

Ces paroles qui révèlent les larges vues d’un homme d’État distingué corroborant l’assurance de Sir Wilfrid adoucissait l’amertume du désastre qui venait d’arriver.

Au mois de mai M. Mercier abandonna la position de procureur-général à l’hon. Arthur Turcotte pour prendre la direction du ministère de l’Agriculture et de la Colonisation qu’il venait d’établir, afin de donner à