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SOUVENIRS POLITIQUES

Ponts à l’île d’Orléans.

Premier tracé : — De la station d’Harlaka (Intercolonial et Québec Central) au Sault-Montmorency, sur le chemin de fer de Québec-Montmorency-Charlevoix, passant par la pointe Martinière et Sainte-Pétronille.

La ligne projetée aurait son origine à la station d’Harlaka, sur la rive sud, à St-Joseph-de-Lévis. La distance entre cette station et l’extrémité de la pointe Martinière est de un mille environ.

Pour le pont sur le bras sud du fleuve, qui serait jeté entre la pointe Martinière et Sainte-Pétronille, M. Bonnin a étudié deux types d’ouvrages différents :

(a) Un dont le tablier, entre les appuis, serait supporté par des arcs métalliques, et qui coûterait $2 900,000.

(b) Un à poutres droites, pour les travées de rive, et à cantilever de 1,250 pieds d’ouverture pour la partie franchissant le chenal, dont le coût s’élèverait à $4,100,000.

Ces deux ouvrages, devant laisser une hauteur libre de 150 pieds au-dessus des plus hautes eaux du fleuve, auraient chacun 7,800 pieds de longueur totale. Le pont à poutres droites et à cantilever comporterait seize piles à fonder sous l’eau, à des profondeurs variables dont la plus grande, celle des piles du cantilever, atteindrait 80 pieds.

L’auteur recommande, pour le pont dont il s’agit, l’adoption du cantilever, qu’il regarde comme plus avantageux au point de vue de la navigation.

Une voie ferrée, dont l’établissement nécessiterait une dépense de $27,000, relierait l’ouvrage dont il vient d’être question au pont sur le bras nord, jeté entre Sainte-Pétronille et le Sault-Montmorency.

Ce dernier pont, dont la longueur totale serait de 7,275 pieds, ne présenterait pas, au point de