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SOUVENIRS POLITIQUES

toutes les sciences, qu’elle ne peut être que le fruit et le résultat d’un immense travail et d’une immense application. »

Mais, me diront les jeunes, ce sermon est peut-être excellent, seulement, il aurait valu mieux prêcher par l’exemple. C’est très vrai : aussi, à défaut d’exemple j’offre ma modeste expérience.

Le Canadien accueillit fort mal toutes les candidatures libérales, surtout celle de mon frère, de François Lemieux et la mienne. « Tous les gens sérieux et impartiaux du parti libéral, écrivait-il, se demandent pourquoi M. Chs. Langelier continue une lutte dont le résultat sera une humiliante défaite pour le dévidoir agrandi. Maître François aura bientôt la preuve que son petit frère est condamné à traîner comme lui une vie errante. »

La même feuille, disait de mon frère :

« M. Langelier n’est pas un homme honteux ; mais enfin, il a été fidèle à ses principes et à ses amis. S’il a suivi la mauvaise voie, il l’a suivie ouvertement, il a pris la responsabilité des principes de son parti, il les a défendus au risque de sa position, de sa popularité, de son avenir. »

Ce témoignage de courage, d’indépendance, rendu par un adversaire, M. F. Langelier l’a bien mérité. Il est fâcheux que ceux qui avaient