Page:Langlois - Le couronnement de Louis.djvu/162

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en ē...e et ĕ...e, on serait obligé d’y reconnaître un groupement réfléchi.

Faut-il voir dans les trois vers assonant en ē...e un vestige du poème primitif qui est venu se souder aux autres parties de la chanson actuelle, à laquelle il a donné son nom ? J’ai déjà proposé une semblable hypothèse à propos des assonances en ai et en ó. Mais il faudrait attribuer au hasard l’absence de l’ē dans les trois assonances en ĕ...e. Ce serait chercher des complications inutiles ; il me semble bien plus naturel de faire remonter la rédaction actuelle du poème à l’époque où la distinction de deux sons était encore sensible, et sans reculer cette époque autant que le fait M. Lücking, fixer la date du Coronement Looïs au commencement du xiie siècle.

IX. — i. L’assonance masculine en i est représentée par quatre laisses, en tout 169 vers. Les mots qui terminent ces vers sont :

Laisse x : filz, tenir, tolir, angevin, servir, honir, serviz, cheriz.

Laisse xxxv : marchis, tenir, fin, pelerin, fraisnin, avril, mis, Martin, di, Looïs, Denis, païs, maleïr, flori, maintenir, beneïr, foï, murdri, gentil, Aimeri, poïst, laidiz, traïr, ris, bastiz, partir, chemin, amis, vinz (xx), pris, Savaris, vint (l. venit), ami, lin, guarantir, Alori.

Laisse xl : marchis, Plesseïs, Paris, pris (l. pretium), vint (xx), vis (l. vivus), ocis, devis, postiz, mis, parevis, vis (l. visum), crucefis, Looïs, vint (l. venit), assis, senti, menti, dit, Martin, basti, guarantir, pri, mi, failli, ris, noriz, respondi, vif, fin,