Page:Langlois - Le couronnement de Louis.djvu/82

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Guillaume est appelé dans les recueils cycliques compilés au xiiie siècle fils d’Aimeri de Narbonne et marquis de France. Dans le Charroi de Nimes Guillaume, en quittant la France, se retourne vers elle en disant : « Doux vent de mon pays, je te presse sur mon cœur comme la belle France, » et

L’eve li cole fil a fil sor le vis [1].



II. TÉMOIGNAGES POUR LE CORONEMENT LOOIS


1. — Témoignages tirés des poèmes.


J’ai dit que le Coronement Looïs est une compilation de nombreux poèmes originairement distincts. Ceux qu’on peut encore y reconnaître sont :

1° Le couronement de Louis le Débonnaire à Aix-la-Chapelle ;

2° Les secours prêtés au pape par les Francs contre les Sarrasins du roi Galafre ;

3° La lutte de Guillaume contre l’usurpateur normand ;

4° Les guerres en Poitou ;

5° La répression de Dagobert de Cartage, battu au gué de Pierrelate ;

  1. Cette explication de la fusion de Guillaume de Narbonne et
    de Guillaume de Montreuil-sur-Mer est extraite du cours professé
    par M. Gaston Paris à l’École des Hautes Études, an. 1880-81.
    — Cf. aussi Romania I, 189.