Page:Langlois - Le couronnement de Louis.djvu/9

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1857), analysa de nouveau le Coronement Looïs [1].

Dans la seconde édition de ses Recherches sur l’histoire et la littérature de l’Espagne [2], Dozy avait essayé d’établir l’origine normande d’un certain nombre de chansons de geste et en particulier du Coronement Looïs, mais M. G. Paris, dans l’Histoire poétique de Charlemagne [3] et M. L. Gautier, dans les Épopées françaises [4], ont réfuté ses arguments ; aussi l’auteur a-t-il abandonné sa théorie dans la troisième édition de son livre [5]. M. Lücking aussi, en s’appuyant sur l’étude des assonances du Coronement Looïs, a attribué ce poème à un trouvère normand, mais cette étude, ne reposant pas sur un texte critique, est sans valeur [6]. Très important, au contraire, est l’article dans lequel M. G. Paris [7] prouve que le Coronement Looïs contient, non pas quatre, mais au moins cinq branches, et que Guillaume de Montreuil-sur-Mer est un des héros du poème.

J’ai déjà cité les Épopées françaises de M. L. Gautier ; le IVe volume, entièrement consacré à la geste de Guillaume, contient l’étude la plus complète [8]

  1. Littré a reproduit cet article dans son Histoire de la langue française, I, 160-185 (Paris, 1869).
  2. Vol. II, pages 276 et ss. (Leyde, 1860, 2 vol. in-8°).
  3. Page 82, note 4 (Paris, 1865, in-8°).
  4. 2e édit., tome IV, pages 95 et ss.
  5. Leyde, 1881, 2 vol. in-8°.
  6. Die aeltesten franzoesischen Mundarten, pages 223-226 (Berlin, 1877).
  7. Romania, I, 177-180.
  8. Passim et surtout pages 334-369.