Page:Larive - Dictionnaire français illustré - 1889 - Tome 2.djvu/946

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degré les propriétés que l'on attribue à la pepsine. Une partie de la substance ainsi pré- parée peut transformer en peptone 100 par- ties de fibrine et même davantage. Quant aux préparations que l'on trouve dans le commerce sous le nom de pepsines,leur pou- voir digestif est très différent. L'action de la pepsine est loin de rester égale à elle-même, à toutes les températures; le pouvoir diges- tif de cette substance est plus grand à 400 qu'à toute autre température; a partir de il va eu diminuant jusqu'à 90°, où il de- vient nul. On voit, par le mode de préparation indiqué plus haut, que la pepsine peut se dis- soudre dans l'eau. Il faut ajouter qu'elle s'y dissout lentement et que le liquide obtenu est trouble. Il donne un précipité quand on y verse de l'azotate de baryte, de l'azotate d'ar- gent, de l'alcool. La pepsine en dissolution dans l'acide acétique crlstallisahle vient-elle à être traitée par l'acide sulfuriqueconcentré, on voit se produire une coloration violette.

  • PEPTONE (né'iiç, digestion),Les pep-

tones sont les produits de la transformation que le suc gastrique fait subir aux albumi- nates dans la digestion stomacale. (V. Pep- sine.) Les peptones sont des corps blancs, amorphes, insolubles dans l'alcool, solubles dans l'eau. Ces solutions rougissent le tour- nesol. Les peptones se combinent facilement avec les bases pour former des sels dont la plupart sont solublesdans l'eau. Les solutions de peptones ne sont pas coagulables par la chaleur; elles ne précipitent point par les acides, sauf l'acide tannique,mais par l'acé- tate de plomb additionne d'ammoniaque et par la solution de sublimé corrosif. On n'a pas encore établi bien nettement la composi- tion des peptones, mais on sait qu'elles ditfè- rent un peu les unes des autres, selon les ma- tières albuminoïdes qui leur ont donné nais- sance et qu'elles contiennent toutes du soufre. Les solutions des diverses peptones dévient plus ou moins à gauche le plan de,polarisa- tion de la lumière. On appelle parapeptones et métapeptonesdes corps de même origine que les peptones. Le fait le plus important qui paraît ressortir des propriétés de ces divers produits de la digestion, c'est qu'en général, ils ne sont pas précipités dans les conditions où se précipitent les matières albuminôïdes qui leur ont donné naissance. PER (i.per), préfixe exprimant l'achève- ment d'une action ou l'idée du superlatif. FERA. (g. en face), faubourg de Constantinople au N. de la Corne-d'Or, ré- sidence des ambassadeurs européens. PÉRAMÈLE (g. itripa, poche + me- les, blaireau), sm. Genre de petits mammi- fères marsupiaux dont les diverses espèces n'habitent que l'Australie et les terres voisi- nes. Ces animaux ont à très peu près la même dentition que les sarigues, et leurs membres conformés comme ceux des kangourous, c'est-à -dire relativement courts en avant et beaucoup plus longs par derrière. En outre, à chaque pied le pouce et le cinquième doigt sont rudimentaires, tandis que les trois doigts du milieu sont bien développés et armés de fortes griffes. Les péramèles ont une tête pointue et allongée en trompe mobile, de grandes oreilles souvent nues et une queue longue, mais rarement touffue. Ils vivent en troupes dans les contrées montagneuses et fraîches de l'Australie, se creusant des ter- riers qui leur servent de retraites, se nour- rissant d'insectes, de petits reptiles, de fruits, de semences, de racines succulentes. Les colons australiens les désignent sous le nom de bandicouts. On connaît quatre ou cinq espèces de péramèles, dont la plus répandue est le péramèle nason (peramelns nasutus), qui atteint om,35 de longueur du bout du museau à la racine de la queue. Celle-ci mesure 0m,15. Cet animal a le pelage rude et d'un gris fauve, plus foncé sur le dos. PÉRAY (SAIVT-), 2642 hab. Ch.- I. de c., arr., de Tournon (Ardèche), près de la rive droite du Rhône ch. de fer de P. -L. -M . Vin blanc mousseux renommé. PERÇAGE (percer), sm. Action de per- cer Le perçage d'une plaque métallique. PERCALE (persan parkala), s/ Fine étoffe' de coton, souvent lustrée La percale a été introduite en France au xvnc siècle, des Indes orientales. C'est un tissu de coton il fil ras et très serré, beaucoup plus fin que le calicot. Dér. Percaline. percaline (percale),sf. Etoffe de coton

lacée pour doublure.

PERÇANT, ANTE (percer), adj. Propre à faire un trou Uzt foret Qui découvre ce qui est éloigné ou très petit Vue perçante. il . Qui se propage au loin: Voix perçante. Il Qui saisit les parties pro- fondes du corps Froidperçant. Fig..Qui aperçoit, devine ce qui échappe aux autres Esprit perçant. Syn. (V. Pénétrant.) PERÇA K HURE (pfx. per + carbure), sm. Carhure le plus riche en carbone parmi . ceux de son espèce. PERCE, suf. de percer. Instrument pour percer. Il Ouverture Les perces d'une fliite. En PERCE, loc. adv. Qui s'emploie dans l'expression Mettre du vin en perce, faire une ouverture au tonneau qui le contient afin de pouvoir le tirer. 1. PERCÉ, ÉE (percer), adj. Où il y a un trou, une ouverture Un habit percé au coude. Il Maison bien percée, dont les fenêtres et les portes sont bien placées. Il Traversé par des routes Pays bien percé. Forét bieu per- cée. Il Rue bien perchée, bieu droite. Il Percé il jour, de part en part. Fig. Dont les intentions secrètes sont connues. Il Traversé par la pluie Dfes habits sont percés le cœur percé, être accablé de douleur. Fis. Être bas percé, étre presque ruiné. Il Un panier percé, un dissipateur. 2. PERCÉ, snz. (V. Percée.) PERCE-BOIS (percer + bois), sm. Tout insecte coléoptère qui creuse des galeries dans le bois. Ex. le cossus. Pl. des perce-bois. PERCÉE, spf. de percer. Action de per- cer. Trouée, passage Faire une percée dans un bois. Il Baie de porte ou de fenètre. PERCE-FEUILLE (percer + feuille), sf. Le buplèvre à feuilles rondes, plante de la famille des Ombellifères. Pl. des perce- feuilles. PERCE-FORÊT (percer + forêt), sm. Chasseur déterminé. PERCEMENT (percer), s»ï. Action de percer Le percement dit mont Cenis.

  • PERCE-MURAILLE (percer + mu-

raille), sf. La pariétaire. PI. des j>erce- muraille. (Bot.) PERCE-NEIGE (percer + neige), sf, ou Nivkoi.e, nom vulgaire du galanthus PERCE-NEIGE petite ,plante bulbeuse de la famille: des Amarylli- dées; qui croît dans les prairies, dans les clairiè- res de nos bois, et fleurit en février ou en mars. Ses fleurs possèdentun pé- rianthe forméde six pièces Manches, mais dont les trois intérieures sont ver- tes au sommet. Chaque fleur est renfermée dans une spathe fendue d'un côté. PI . des perce-neige. PERCE-OREILLE (percer + oreille), sm. Nom vulgaire du genre forficule,qui désigne des insectes de l'ordre des Orthoptères, et qui a pour type la forficule perce-oreille(for- ficula auricularis), extrêmement commune en France. Le perce-oreille, dont les anten- nes sont composées de 14 articles; a le corlis long et étroit, les élytres extrêmement courts, un abdomen terminé par deux appendices crochus formant une pince et des pattes dont lestarses ont trois articles. Ces insec- tes, tout à fait inoffensifs pourl'homme,n'ont point reçu la dénomination de pe'rce-oreilles parce qu'ils PERCE-OREILLE s'introduiraient dans nos oreilles, mais parce que leur pince ressemble à l'instru- ment dont se servaient autrefois les bijou- tiers pour percer les oreilles auxquelles on voulait attacher des pendants. Les perce- oreilles sont des animaux nocturnes qu'on n'aperçoit que rarement pendant le jour. Ils se nourrissent de substances végétales en décomposition et habitent dans des cavités sous des détritus et sous des écorces. Ils courent très vite et volent avec une grande agilité. Leur larve ne diffère de l'insecte parfait que par l'absence d'ailes. Elle change plusieurs fois de peau avant de parvenir à l'état adulte. Pi. des perce-oreilles. PERCE-PIEHRE ipncer + pierre), sr > La passe-pierre. PI. des perce- pierres. PERCEPTEUR (1. 1 sm. Fonctionnaire chargé de recou- vrer les impôts On l'a dit acec assez de raison le PERCE-PIERRE paysan ne connaît le gouvernement que par le percepteur. C'est la loi du 5 ventôse an XII qui a institué les percepteurs mais l'organisation de ces agents date seulement du 31 octobre 1839; ils sont chargées du re- couvrement des contributions dtrectes et des taxes assimilées aux impôts directs et, depuis 1853, ils sont adjoints aux contrôleurs pour le travail de l'assiette. Tous les dix jours, chaque percepteur verse les sommes qu'il a reçues des contribuables entre les mains d'un receveur particulier. Les percep- teurs fournissent un cautionnement égal au douzième des contributions qu'ils ont à per- cevoir et jouissent d'une remise de 2 centimes par franc. 11 n'y a généralement qu'un per- cepteur pour plusieurs communes; dans les villes importantes, il y a un percepteur par arrondissement; ils sont nommés par le ministre des finances. Une loi votée en par l'Assemblée nationale a supprimé en principe les perceptions des villes comme faisant double emploi avec les fonctions des receveurs particuliers. PERCEPTIBILITÉ (perceptible), sf. Qua: lité de ce qui peut être recouvré, de ce qui peut affecter les sens, l'intelligence La per- ceptibilité d'un impôt, d'un son, d'une idée. PERCEPTIBLE (1. perceplibilem), adj. Recouvrable Impôt perceptible. Il Qui peut être perçu par les sens, l'intelligence Son, idée perceptible. Dér. Percepliblement.

  • PERCEPTIBLEMENT (perceptible +

sfx. ment), adv. D'une manière perceptible.

  • PERCEPTIF, IVE (du 1. perceptum,

perçu), adj. Qui a rapport à la faculté nom- mée perception. PERCEPTION (1. perceptionem), sf. Ac- tion de recevoir les impôts La perception des contributions. Il Emploi de percepteur Il y a des perceptions qui rapportent beau- coup au titulaire. Il Acte par lequel l'âme prend connaissance des objets extérieurs qui ont frappé les sens La perception des couleurs. Il Le résultat de cet acte Une pe1'- ception confuse. il La faculté que l'àme pos- sède de connaître. Syn. (V. Sensateon, Sentiment; Recouvrement.) PERCER (a;), vt. Faire un trou, une ou- verture l'ercer un inur. Blesser en eu- .foncant une arme -. Percer la poitrine. il Par exagération ,Les os lui percent la peau, il est très maigre. il Etablir un chemin i tra- vcrs Percer une roule, xcne rue. Il Traver- ser La pluie a percé znon vêtement. Le soleil perce les nuages, ses rayons traversent les nuages. il Se frayer un passage à travers Parcer un bataillon. l'air de ses cris, les faire entendre au loin. Il Affliger extrêmement Cette nouvelleme perce l'âme. Parvenir à connaître Percer un mystère. l'i. Se faire ouverture L.'abcès a percé. Devenir apparent On voit percer ses in- tentions. Il S'élever au-dessus des autres, acquérir de la réputation Ce jeune hommc percera. Se percer, vr. Etre percé Un abcès se perce avec une lancette. Se passer une arme au travers du corps Caton d'Uli- que se perça de son épée. Il Se traverser mutuellement le corps avec une arme Les deux adversaires se sont percés de coups. Gr. Le c prend une cédille devant a, o je perce, n. perçons. Dér. Percerettc, per- ceur, perceuse, perçant, perçante, percé, per- cée perce, percée, percement, perçoir. Comp. Transpercer, etc.; perce-bois, perce- feuille,, perce-forêt, perce-muraille, peree- neïge, perce-oreille,perce-pierre.