Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 8, part. 2, Fj-Fris.djvu/305

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franc-contoise (chanson).

Deux versions existent sur cette mélodie, toutes deux données par M. Wekerlin. L’une (celle que nous transcrivons figure dans les Echos du passé ; l’autre, dans le recueil des Chansons populaires, édité par cet artiste avec le concours de Champfleury. Nous préférons de beaucoup la version que nous donnons ici à l’autre chanson, et même cette cantilène nous semble si jolie, si poétique, si distinguée, que tentation nous prend de soupçonner M. Wekerlin de quelque embellissement apporté à la mélopée primitive.


1er Couplet. Allegretto modérato.

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deuxième couplet.

Trois belles princesses,
— Vole, vole, mon cœur vole. —
Trois belles princesses
Sont couchées dessous.
Tout doux, etc.


troisième couplet.

Ça, dit la première ;
— Vole, etc. —
Ça, dit la première,
Je crois qu’il fait jour !
Tout doux, etc.


quatrième couplet.

Ça, dit la seconde ;
— Vole, etc. —
Ça, dit la seconde,
J’entends le tambour.
Tout doux, etc.


cinquième couplet.

Ça, dit la troisième ;
— Vole, etc. —
Ça, dit la troisième,
C’est mon ami doux.
Tout doux, etc.


sixième couplet.

Il va-t-à la guerre,
— Vole, etc. —
Il va-t-à la guerre,
Combattre pour nous.
Tout doux, etc.


septième couplet.

S’il gagne bataille,
— Vole, etc. —
S’il gagne bataille,
Aura mes amours.
Tout doux, etc.


huitième couplet.

Qu’il perde ou qu’il gagne,
— Vole, etc. —
Qu’il perde ou qu’il gagne,
Les aura toujours.
Tout doux, etc.

FRANCE (autrefois Gallia), Etat de l’Europe occidentale, que son heureuse conformation géographique, son histoire, sa littérature, ses arts et son industrie ont placé au premier rang des Etats civilisés. Cet article a été écrit avant les événements de 1870 et avant le traité de Francfort, qui en a été la conséquence. A défaut de toute autre considération, notre patriotisme nous fait un devoir de n’y rien changer. Que la revanche s’opère par les armes ou que la république universelle confonde les diverses nations de l’Europe dans une confédération d’Etats, les Etats-Unis d’Europe, la France, aujourd’hui mutilée, doit recouvrer, dans un avenir plus ou moins prochain, les deux provinces quelle a perdues.

Considérations générales. Sous le rapport de la beauté physique, la France n’a rien a envier à aucun autre Etat de l’Europe. Si, dans la description de notre belle patrie, nous devons éviter tout reproche de chauvinisme, il nous sera du moins permis de citer le témoignage d’étrangers, d’ennemis. Le chevalier Temple écrivait : « La France, noble et fertile Etat, le plus favorisé par la nature de tous ceux qui sont au monde. » De Maistre, reprenant pour son compte les paroles de Grotius, appelait la France de plus beau royaume après celui des cieux. » La France se distingue entre toutes les contrées de l’Europe par l’élégance et l’équilibre de ses formes. Nous empruntons les lignes suivantes à un des géographes les plus distingués de notre époque, à M. Elisée Reclus : « Les contours souples et mouvementés de la France s’harmonisent de la manière la plus heureuse avec la solide majesté de l’ensemble, et se développent régulièrement en une série d’ondulations rhytnmiques. Un méridien, que l’on peut considérer comme un axe idéal, réunit les deux extrémités saillantes du territoire national, en passant exactement à travers la capitale et le centre de figure, et partage la France tout entière en deux moitiés d’une symétrie parfaite, De chaque côté de cet axe, les quatre faces du grand octogone qui constitue le pourtour du territoire français se disposent suivant les lois d’une véritable polarité. Au N.-O., c’est le rivage de la Manche qui correspond à la frontière de Belgique, exposée au N.-E. ; à l’O., ce sont les côtes de la Bretagne méridionale et du Poitou qui forment, avec les plages rectilignes des Landes, un angle concave tourné vers la haute mer, tandis qu’à l’E. les limites de la France décrivent un autre angle concave vigoureusement accusé par les chaînes du Jura et le massif des Alpes. Enfin, au S.-O., l’arête des Pyrénées contraste avec les rivages méridionaux du Languedoc et de la Provence, dont la direction générale est perpendiculaire au S.-E. Ainsi la disposition symétrique des huit côtés de la périphérie est complète. Une diagonale, menée du N.-E. au S.-O à travers le centre de la France, réunit deux frontières terrestres, celles de la Belgique et de l’Espagne, tandis que la diagonale du N.-O. au S.-E. rejoint les deux mers, l’Atlantique et la Méditerranée. Pour comble de régularité, la France est parfaitement orientée dans le sens de l’équateur et du méridien. Le territoire français, si régulier dans sa forme, offre dans son relief une disposition des plus heureuses qui rappelle celle des corps organisés. Au centre, s’élève un plateau granitique, autour duquel rayonnent les fleuves et se sont déposées les alluvions des plaines, de même que dans les êtres vivants le sang circule et les chairs se forment autour de la solide charpente osseuse. A ce plateau central se rattache une série de chaînes de montagnes qui traversent diagonalement la France dans presque toute son étendue, des bords de la Garonne à la vallée du Rhin, et qui remplissent dans l’économie géographique de la contrée un rôle analogue à celui que joue l’épine dorsale dans le corps des animaux vertébrés. La France rappelle également les organismes supérieurs par là position excentrique de la capitale qui lui sert de foyer intellectuel. De même que le cerveau de l’homme se trouve situé dans la partie supérieure du corps, bien en dehors du tronc, de même la région de la France vers laquelle la pente générale des bassins et la nature géologique du sol font converger toutes les forces vives de la nation occupe la partie septentrionale du territoire et contraste par sa position avec le point culminant de l’intérieur, qui se dresse sur le rebord méridional du grand plateau central. » MM. Élie de Beaumont et Dufrénoy donnent à ces deux régions si distinctes de la France les noms de pôle attractif et de pôle répulsif. Ajoutons à ces traits généraux que la France, grâce à sa forme compacte et à l’heureuse disposition de ses bassins, constitue une individualité géographique parfaitement limitée, qu’elle n’est pas moins favorisée par la forme de son relief que par son heureuse position relativement à la masse continentale de l’Europe, et que son climat est un des plus agréables de la zone tempérée. « Enfin, dit encore M. Elisée Reclus, tous les avantages semblent s’être réunis sous la forme la plus compacte dans cette terre privilégiée, dont Strabon, saisi d’une admiration prophétique, célébrait déjà du temps des Gaulois barbares le magnifiqué avenir. »

Situation. Frontières continentales et maritimes. La France continentale est comprise entre 5°55’ de long. E. et 7°7’ de long. O., et entre 42°20’ et 51°5’ de lat. N.

La France politique a pour limites : au N. et au N.-O., depuis un point du littoral de la mer du Nord, situé entre Dunkerque et Ostende, jusqu’au cap Saint-Matthieu, la mer du Nord, le pas de Calais et la Manche ; à l’O., depuis le cap Saint-Matthieu jusqu’à l’embouchure de la Bidassoa, le golfe de Gascogne ou mer de France ; au S., depuis l’embouchure de la Bidassoa jusqu’au cap Cervera, les Pyrénées ; en partant de l’O., la frontière remonte pendant quelques kilomètres la Bidassoa, coupe le contre-fort entre la Bidassoa et la Nivelle, atteint les Aldudes entre la vallée de Bastan (Espagne) et celle de Boigorry (France), remonte le contre-fort jusqu’au col d’Orisson ; la, elle suit la crête de la grande chaîne jusqu’à la source de la Pique, et n’accorde à la France, dans ce trajet, que la forêt d’Iratie ; depuis la source de la Pique, la frontière court vers le N., pour laisser à l’Espagne le val d’Aran ou vallée supérieure de la Garonne, franchit ce fleuve à 48 kilom. de sa source, remonte vers le S. et atteint le bief de partage de la grande chaîne, qu’elle Quitte un instant pour donner à l’Espagne les sources de l’Ariége ; puis, franchissant brusquement la ligne de partage des eaux, elle donne à la France les sources de la Sègre et de ses premiers affluents ; elle reprend la grande chaîne, jusqu’au col de Pertus, où elle court directement au cap Cervera, abandonnant à l’Espagne le littoral compris entre les caps Cervera et Creus ; au S.-Ë., du cap Cervera à Menton, près de l’embouchure de la Roïa, la frontière est déterminée par la Méditerranée ; à l’E., depuis Menton, la frontière remonte au N. pour suivre l’arête des Alpes Maritimes, Cottiennes, Grées et Pennines, jusqu’au grand Saint-Bernard ; de là elle se dirige vers le N. jusqu’au lac de Genève, dont elle prend une partie de la rive gauche ; tourne ensuite autour de Genève, coupe l’Orbe près de sa source, laisse à la France les deux pentes jurassiques, atteint le mont Rixon, suit le faîte du Jura central, va joindre le Doubs au-dessus de la cascade appelée le Saut du Doubs, descend cette rivière jusqu’au-dessous du coude qu’elle fait à Sainte-Ursanne, passe entre le mont Terrible, qu’elle laisse à la Suisse, et les sources de l’Ill, qu’elle donne à la France, court parallèlement aux montagnes Bleues et arrive au Rhin un peu au S. d’Huningue ; enfin, elle descend le Rhin jusqu’à son confluent avec la Lauter ; au N., la frontière, depuis la mer du Nord jusqu’au Rhin, présente une ligne de pure convention ; elle part d’un point de la mer du Nord, qui est à 6 kilom E.-N.-E. de Dunkerque, longe d’abord le département du Nord, franchit le canal de Dunkerque à Fumes, passe les marais de la grande Moëre, traverse la Colme à Hondschoote (France) et l’Yser près de Rousbrudgge (Belgique), suit la Lys depuis Armetitières (France) jusqu’à Menin (Belgique), traverse le canal de Roubaix près de la ville de même nom, franchit l’Escaut à son confluent avec la Scarpe, puis la Haine, qui se jette dans l’Escaut à Condé (France), coupe le chemin de fer de Valenciennes à Bruxelles, entre Blanc-Misseron (France) et Quiévrain (Belgique) ; franchit la Sambre au-dessous de Maubeuge (France), coupe l’Helpe au-dessus d’Avesnes (France) et laisse à la Belgique une des sources de l’Oise ; elle fait ensuite un coude en rentrant en Belgique et se dirige parallèlement à la Meuse (rive gauche) jusqu’au-dessous de Givet (France), ou elle la franchit et la remonte (rive droite), pour couper la Semoy un peu au-dessus de son confluent, et le Chiers au-dessus de Longwy (France) ; continuant sa direction vers l’E., elle coupe l’Alzette près de sa source et au S. de Luxembourg (Hollande) ; passe la Moselle au-dessous de Sierck (France), longe la Prusse Rhénane, franchit la Nied, affluent de la Sarre, passe près de Sarrelouis (Prusse), arrive à la Blise, affluent de la Sarre, et la suit pendant quelques lieues ; traverse les Vosges au N. de Bitche (France), coupe le Schwolk et atteint la Lauter, qu’elle suit jusqu’à son crfnfluent avec le Rhin, au-dessous de Lauterbourg (France).

La France, entre Dunkerque et Bayonne, est baignée, au N. et à l’O., par les mers du Nord et de la Manche et le golfe de Gascogne ou mer de France. La côte française de la mer du Nord court de l’E. à l’O, jusqu’au cap Gris-Nez, en inclinant un peu au S, La côte de la Manche se dirige au S -S.-O., depuis le cap Gris-Nez jusqu’à la Seine, où elle court généralement à l’O. jusqu’au cap Saint-Matthieu. La côte du golfe de Gascogne court de l’O. à l’E, .un quart S., depuis le cap Saint-Matthieu jusqu’à l’embouchure de la Loire, et, depuis ce point jusqu’à la Bidassoa, elle a une direction générale vers le S. La côte française de la mer du Nord est basse, sablonneuse et peu découpée ; celle de la Manche, depuis le cap Gris-Nez jusqu’à l’embouchure de la Somme, se couvre de dunes. La côte de la Manche, depuis la Somme jusqu’à la Seine, présente alternativement des falaises, des dunes et des plages en pente douce. De hautes falaises régnent entre l’embouchure de la Seine et le golfe de Saint-Malo, sur tout le long de la presqu’île du Cotentin. La côte de la presqu’île de Bretagne, depuis la Sélune et le Couesnon jusquà la Loire, est découpée et déchirée ; elle se compose généralement de grands rochers granitiques très-escarpés. Entre la Loire et la Gironde, la côte est basse et marécageuse, quoiqu’elle continue à présenter quelques dentelures. De la Garonne à la Bidassoa, la côte est droite et remplie de dunes,

La France est baignée au S. par la mer Méditerranée. La côte française de la Méditerranée, depuis le cap Cervera jusqu’à Menton, près de l’embouchure de la Roïa, court du S. au N., du cap Cervera à l’embouchure de l’Aude ; le restant de la côte se dirige à l’E. La côte de France sur la Méditerranée est formée de rochers, depuis le cap Cervera jusqu’à l’embouchure du Tech ; elle est basse, marécageuse et coupée d’étangs, depuis le Tech jusqu’au cap Couronne. Du cap Couronne jusqu’à l’embouchure de la Roïa, elle est escarpée, élevée et dentelée.

« Une des grandes curiosités de la France, dit M. Michelet, c’est que sur toutes ses frontières elle ait des provinces qui mêlent au génie continental quelque chose du génie étranger : à l’Allemagne, elle oppose une France allemande ; à l’Espagne, une France espagnole ; à l’Italie, une France italienne ; entre ces provinces et les pays voisins il y a analogie et néanmoins opposition : ainsi, la Gascogne ibérienne n’aime pas l’ibérienne Espagne. Ces provinces analogues et différentes en même temps, que la France présente à l’étranger, offrent tour à tour à ses attaques une force résistante et neutralisante. Elle jette à la dure Angleterre la dure Bretagne, la tenace Normandie ; à la grave et solennelle Espagne, elle oppose la dérision gasconne ; à l’Italie, la fougue provençale ; au massif empire germanique, les solides et profonds bataillons de l’Alsace et do la Lorraine ; à l’enflure, à la colère belge, la sèche et sanguine colère de la Picardie, la sobriété, la réflexion, l’esprit indisciplinable et civilisable des Ardennes et de la Champagne. La France est le pays du monde où la nationalité se rapproche le plus de la personnalité individuelle. Les provinces diverses de climat se sont comprises, se sont aimées : toutes se sont senties solidaires. Le Gascon s’est inquiété de la Flandre ; le Bourguignon a joui ou souffert de ce qui se faisait aux Pyrénées ; le Breton, assis aux rivages de l’Océan, a senti les coups qui se donnaient sur le Rhin ; l’esprit local a disparu chaque jour ; l’influence du sol, du climat, de la race, a cédé à l’action sociale et politique. Le Français du Nord a goûté le Midi, s’est animé à son soleil ; le méridional a pris quelque chose de la ténacité, du sérieux, de la réflexion du Nord. La société, la liberté ont dompté la nature ; l’histoire a effacé la géographie. »

Orographie. La France forme une vaste pleine baignée par quatre mers. Des collines à pentes douces la parcourent dans tous les sens. Des montagnes de troisième et quatrième ordre, se dirigeant du S.-O. au N.-E., forment l’origine des pentes de ses deux grands versants. D’autres montagnes de premier et de second ordre la limitent au S.-O. et au S.-E. Toutes ces hauteurs donnent naissance aux nombreux fleuves qui l’arrosent, la fertilisent, et en font la plus belle et la plus riche contrée de l’Europe. La ligne de partage des eaux de la France est formée, en commençant par le S., par les Pyrénées jusqu’au pic de Corlitte ; par les Corbières occidentales, depuis le pic de Corlitte jusqu’au col de Narouze ; par les Cévennes, depuis le col de Narouze jusqu’au canal du Centre ; par la Côte-d’Or, par le haut plateau de Langres, par les monts Faucilles, par le talon méridional des Vosges, par le col de Valdieu, par le Jura, par le Jorat, par les Alpes bernoises et par le Saint-Gothard. Cette série de hauteurs détermine par son arête les deux grands versants de la France : l’un, tourné vers le N.-O. et l’O., est tributaire de l’Océan ; l’autre, tourné vers le S., est tributaire de la Méditerranée.

Notre but, dans cet article, étant seulement de faire l’orographie générale de la France, nous allons donner simplement la nomenclature et les dispositions des montagnes ou hauteurs qui composent la ligne générale de partage des eaux, ainsi que celle des rameaux ou contre-forts qui s’en détachent, et nous renvoyons, pour la description détaillée de toutes ces montagnes, aux articles qui leur sont consacrés dans le Grand Dictionnaire.

La chaîne des Pyrénées françaises court sur une longueur d’environ 380 kilom. et se divise en trois sections : les Pyrénées occidentales, du col de Goritty au mont Cylindre ; les Pyrénées centrales, du mont Cylindre au pic de Corlitte ; les Pyrénées orientales, du pic de Corlitte au cap Creus. La hauteur moyenne du massif des Pyrénées est de 2,000 mètres environ. Les monts principaux et les cols ou ports remarquables qui appartiennent à cette grande chaîne sont, en allant de l’E. à l’O. ; le pic de Corlitte ; le col de Puymoreins ; le pic de la Serrère, au fond de la vallée de l’Ariége ; le col de Rat, au fond de la vallée de Vicdessos ; le Montcalm, dans la vallée précédente ; le pic de Montvallier, au fond de la vallée de Salat ; le pic de Rions, dans la vallée d’Aran ; le col de Viella, dans la vallée précédente ; le col de la Picade, au fond de la vallée de Luchon ; le mont Crabioules, dans la vallée de Lys ; le mont Pique-Fourcanade, dans le même vallon ; le port d’Oo, au fond de la vallée de Sarboust ; le port de Clarabide, au fond de la vallée de Louron ; le port de Plan, au fond du vallon de Rioumajou ; la montagne de Troumousé, dans la vallée d’Aure ; le pic de la Cascade et la tour de Marboré, entre la vallée de la Cinca et celle de l’Estaubé ; la brèche de Rolland, le mont Taillon et le port de Gavarnie, dans les vallées de la Cinca et de l’Estaubé ; le mont Vignemale, dans la vallée de Cauterets ; le pic du Badescure, au fond de la vallée de Bun ; le Som de Soube, le port de Canfranc, dans le val d’Azun ; le pic d’Anic, à l’origine des vallées d’Aspe et de Baretous ; la montagne d’Hory, au fond de la vallée de Soule ; le sommet d’Abady, à la source de la Nive ; le port de Roncevaux, dans la vallée de la Nive. Les principaux rameaux français des Pyrénées sont, en allant de l’E. à l’O. : le Tech-Tet, qui comprend le Canigou et toutes ses branches ; le Tet-Aude, qui se détache du pic da Corlitte, court vers le S. sous le nom de Corbières orientales, tourne ensuite vers l’E. et expire dans la plaine de Narbonne ; l’Aude-Ariége (même origine que le précédent), qui court vers la N. sous le nom de Corbières occidentales,