Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 8, part. 3, Frit-Gild.djvu/293

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gémM

que la culture du pin maritime ne soit pas plus répandue. La France ne manque pas de landes incultes, qui pourraient devenir, grâce à ce précieux végétal, des terres d’excellent rapport. Jusqu’à présent, les landes de Gascogne ont eu le privilège presque exclusif de cette production. En Sologne, dans la Bretagne et te Maine, où l’on cultive aussi le pin maritime, la gemmage est très-rarement pratiqué. Il n’est pas vrai, comme on pourrait se 1 imaginer de prime abord, que le gemmage nuise à la qualité du bois ; bien au contraire, les arbres gemmés donnent à l’industrie le bois le plus résistant. Le bois de chauffage dure plus au feu ; le bois à carboniser donne plus de chaleur et est de qualité meilleure ; le bois de charpente acquiert des conditions de durée égales à celles du chêne.

GEMMAIRE adj. Cèmm-mè-re — rad. gemme). Bot. Qui résulte de la prolongation des parties nouvelles sortant de l’intérieur des anciennes : Elongation gemmaire.

GEMMASTRÉE s. f. Cèmm-ma-stré — de gemme, et à’astrée). Zooph. Section de polypes du genre astrée.

GEMMATION s. f. Cèmm-ma-si-on — rad. gemmer). Bot. Formation et développement des bourgeons dans les végétaux, il Disposition des bourgeons. Il Ensemble des bourgeons.

— Zool. Développement par le moyen de gemmes : Le polypier s’accroil par gkmmation basale irregulière. (Milne Edwards.)

— Encycl. Bot. La gemmation comprend tout ce qui se rapporte à la formation, à la disposition et au développement des bourgeons. Le bourgeon a été considéré, avec juste raison, comme un embryon fixe : dans son premier état, il porte le nom d’œil ; plus tard, quand il est bien conformé, il prend celui de bouton ; enfin, quand il se développe, que son axe s’allonge et se couvre de feuilles espacées, il devient une jeune pousse, ou un scion, ou, comme on dit dans la pratique, un bourgeon proprement dit. La gemmation, ou développement des bourgeons, commence, pour la plupart des espèces, à la fin de l’hiver ou au commencement du printemps. Néanmoins, chez certains végétaux, la gemmation est continue.

gemme s. f. Cè-me — lat. gemma, pierre précieuse, mot que Curtius rattache au grec gemà, être plein, sans doute de la racine sanscrite gam, tenir, serrer, contenir). Pierre précieuse quelconque : Les gemmes les plus précieuses se trouvent entre les deux tropiques. (Lacép.) il Cristal coloré par un oxyde métallique, il Gemme du Vésuve, Idocrase transparente du Vésuve, que les joailliers de Naples taillent et montent le plus souvent en bagues. Il Gemme orientale, Nom vulgaire du corindon hyalin ou télésie.

— Zool. Espèce de germe développé dans l’intérieur des’ membranes d’un animal, et oui, détaché de son corps, peut former un individu nouveau.

— Bot. Partie susceptible de reproduire un végétal, il Nom donné à la cellule des mousses.

— Sylvie. Suc résineux qui s’écoule des

fiins, et particulièrement du pin maritime, par es entailles faites à la tige.

— Adjectiv. : Pierre gemme. Cristaux gemmes,

Sel gemme, Sel fossile : En Allemagne et en France, le sel gemme du terrain salïférien est soumis à une exploitation industrielle. (L. Figuier.)

— Encycl. Sylvie. La gemme des conifères suinte en gouttelettes visqueuses et transparentes, qui coulent lentement, en cédant à leur propre poids. Ce produit, qui, avant son exposition à l’air, ne différait pas sensiblement de l’essence pure de térébenthine, absorbe dans son trajet l’oxygène de l’air, qui le fait épaissir et blanchir en lui donnant la consistance d’un mélange d’essence et de résine. Il se sépare alors en deux parties ; la plus solide reste figée et concrétée sur l’entaille, et forme la galipot ou barras : la plus liquide s’écoule par un jet insensible, mais continu, dans les réservoirs, où elle forme la gemme proprement dite ou résine.

GEMMÉ, ÉE adj. Cèmm-mé — rad. gemme). Orné de pierres précieuses. Il Vieux mot.

— Sylvie. Se dit des pins qu’on a entaillés pour déterminer l’écoulement de la résine : Les propriétaires de pignqdas ménagent sur chaque hectare jusqu’à 200 pins en état d’être gemmés. (Dralet).

GEMME-SUB-LOIRE (SAINT-), bourget commune de France (Maine-et-Loire), cant. des Ponts-de-Cé, arrond. et à7 kilom. d’Angers ; 1,833 hab. Asile départemental d’aliénés renfermantplus de 600 malades. Sur le territoire de cette commune se voit le camp romain de Frémur, qui mesurait 800 met. de long sur C00 de large. De nombreuses antiquités romaines, notamment une tête de Jupiter, ont été découvertes sur l’emplacement de ce camp et aux environs. Une croix monumentale a été récemment élevée dans le champ dit des Martyrs, en souvenir des victimes fusillées à cette place en 1793.

GEMMER v. n. ou intr. Cèmm-mé — rad. gemme). Pousser des bourgeons.

— v. a. ou tr. Sylvie. Gemmer des pins,

GÈMÔ

Exploiter la résino en pratiquant des incisions sur les tiges.

GEMMI, rivière des Indes. Elle prend sa source dans les montagnes qui se dressent au N. de Delhi, passe près de cette ville, devient ensuite une rivière très-considérable, baigne Agra et se jette dans le Gange.

GEMMI (la), montagne de Suisse, dans le canton du Valais, sur les confins de l’Oberland bernois ; 2,302 met. de hauteur. De 1736 à 1741, les gouvernements de Berne et du Valais y ont fait tailler une route qui conduit de la vallée de Kaude à Louèche-lesBains.

GEMMIFLORE adj. Cémm-mi-flo-re — du lat. yemma, bourgeon ; flos, floris, fleur). Bot. Dont les fleurs semblent renfermées dans des bourgeons.

GEMMIFORME adj. Cèmm-mi-for-me —de gemme, et de forme). Bot. Se dit des fleurs entourées de feuilles de telle manière qu’elles ressemblent à un bourgeon.

GEMM1NGEN-1IORNBERG (Othon-Henri, baron), littérateur et poste dramatique allemand, né à Heilbronn (Wurtemberg) en 1755, mort en 1S36. Il fit ses études de droit, devint par la suite chambellan et conseiller aulique à la cour de Manheim, puis alla habiter Vienne, où il remplit pendant quelque temps le poste de chargé d’affaires de l’électeur de Bade. Après la dissolution de l’empire allemand, le baron Gemmingen rentra dans la vie privée et vécut dans ses terres. Peu de temps avant sa mort, il reçut le titre de conseiller aulique. L’ouvrage qui a fondé sa réputation est Le père de famille allemand, drame en 5 actes (Munich ; 1780), qui rappelle la pièce de Diderot et qui eut un grand succès, bien qu’il manque de profondeur et d’invention. Parmi les autres œuvres de Gemmingen, nous citerons : Pygmalion (1778), opéra ; l’Héritage, comédie (1779) ; Dramaturgie de Manheim (177.9) ; De l’association royale prussienne pour l’entretien du système de l’empire (1785), etc. On lui doit aussi de nombreux articles publiés dans le Magasin des sciences et de la littérature (1784-85), dans les Ephémérides viennoises (1789), etc. — Un membre de la même famille, Éberhard Frédéric, baron de Gemmingen-Hornberg, né à Heilbronn en 1726, mort en 1791 j président de la régence de Stuttgard, joua un rôle éminent comme administrateur et se fit aussi connaître par des poésies, dont les plus remarquables forment le recueil intitulé : Aspects poétiques de la vie de campagne (Zurich, 1762).

GEMMIPARE adj. Cèmm-mi-pa-re— du lat. gemma, bourgeon  ; pario, j’enfante).Hist. nat. Se dit des végétaux et de certains animaux, tels que les polypes, qui émettent des bourgeons aptes a les reproduire.

GEMMIPARITÉ S. f. Cèmm-mi-pa-ri-térad. gemmipare). Zool. Reproduction par les bourgeons : La gemmiparité et la fissiparité différent aussi bien par leur point de départ que par le mode d’accroissement qu’on y observe. (Milne Edwards.) il On dit aussi gemmiparie.

— Encyal. Un grand nombre d’êtres animés possèdent la propriété de reproduire, sur divers points de leur surface, des gemmes ou Taourgeons qui servent a leur propagation naturelle ou artificielle. Ce cas est assez rare dans le règne animal ; on l’observe surtout chez certains êtres inférieurs, tels que les polypes ; l’hydre, si commune dans nos eaux douces, en présente un exemple remarquable. La gemmiparité devient beaucoup plus fréquente et plus constante dans le règne végétal. La plupart des plantes et des arbres sont en effet munis de bourgeons. Toutefois cette faculté est peu développée dans les plantes annuelles et la plupart des végétaux des régions tropicales ; aussi est-elle complètement niée dans ce cas par quelques auteurs.

GEMMIPORE s. m. Cèmm-rai-po-re — du lat. gemma, bourgeon, et de pore). Zooph. Genre de polypiers pierreux, voisin des madrépores.

GEMMULAIRE s. f. Cèmm-mu-lè-re — rad. gemmule). Bot. Genre de champignons.

GEMMULATION s. f. Cèmm-mu-la-si-onrad. gemmule). Bot. Développement de la gemmule.

GEMMULE s. f. Cèmm-mu-le — dimin. de gemmé). Bot. Partie de l’embryon située au-dessus des cotylédons. Or. dit aussi plumule. Il Kleur mâle des mousses et des hépatiques ; syn. de steli.ule. h Premier bourgeon d’une plante qui germe. Il Corpuscule reproducteur dans les algues.

GEMONA, ville d’Italie, dans laVénétie, prov. et à 24 kilom. N.-O. d’Udine, près du Tagliamento ; 5,000 hab. Grand commerce de transit ; marchés importants.

GEMONA (Basile de), missionnaire du xvjiio siècle. Il appartenait à l’ordre des mineurs de l’étroite observance. Il fut envoyé en Chine, où il passa plusieurs années, et composa a l’usage des missionnaires, sous le titre de han-tse-si-i, un dictionnaire chinois qui eut beaucoup de succès et qui a été publié in-fol. et in-4".

GÉMONIEN, IENNE adj. Cé-mo-ni-ain, iè-ne — rad. gémonies). Antiq. Qui a rapport aux gémonies, il Degrés gémoniens, Gémonies.

GÉMONIES s. f. pi. Cé-mo-nl — du lat, ge-

GENÀ

nonis, dérivé peut-être lui-même de gemitvs, gémissement). Antiq, rom. Escalier à double rampe qui, dans l’ancienne Rome, s’élevait sur la façade de la prison publique, en vue du Forum, et sur les degrés duquel on exposait les cadavres des condamnés mis à mort par strangulation, jusqu’à ce que le magistrat trouvât bon de les faire jeter dans le Tibre : L’exposition aux- gémonies constituait une aggravation de peine, qui avait, dit-on, été établie 385 ans avant notre ère, par Camille, le vainqueur des Gaulois.

— Fig. Traîner quelqu’un aux gémonies, L’accabler d’outrages ; le livrer au mépris public, mérité ou non.

GÉMONVAL, village et commune de France (Doubs), cant. de l’Isle-sur-le-Doubs, arrond. et à 33 kilom, de Baume-les-Dames, sur un affluent du Scey ; 230 hab. Sel gemme ; mines de houille assez importantes ; fabriques de produits chimiques.

GÉMOZAC, bourg de France (Charente-Inférieure), ch.-l. de cant., arrond. et à 22 kilom. de Saintes ; pop. aggl., 770 hab. — pop. tôt., 2,792 hab..Fabrication d’eau-de-vie. Ce que l’on nomme château du Chaillou est un tertre pyramidal de 18 met. de hauteur, terminé par une plate-forme de 5 met. carr.

GEMPAK (Sougita), médecin japonais du xvmo siècle. Il pratiquait avec succès son art à Myako lorsqu’il résolut d’étudier la médecine des Hollandais. Grâce à sa persévérance, il parvint à apprendre la langue hollandaise, se procura alors un certain nombre d’ouvrages scientifiques écrits dans cette langue, et traduisit un traité d’anatomie d’Adam Kulm, médecin silésien (5 vol. gr. in-8°, avec planches). Gempak s’efforça de faire comprendre l’importance des découvertes et des progrès scientifiques des Occidentaux à ses compatriotes, qui savaient fort peu d’anatomie et acceptaient toutes les doctrines superstitieuses et les vieux préjugés des Chinois.

GEMUND, ville du Wurtemberg. V. Gmund.

GÉMURSA s. m. Cé-mur-sa). Méd. Cor douloureux qui se développe entre les orteils.

GEMCS£US ou GESCHMAUSS (Jérôme), médecin et philologue, né à Mulhouse en 1505, mort à Bàle en 1543. Ses connaissances étendues en philosophie, en philologie, en physiologie, en médecine, etc., lui acquirent une grande réputation. Il voyagea en France, en Italie, où l’Académie de Turin lui conféra le titre de docteur, puis retourna à Bàle, où il avait fait ses études, et fut nommé, en 1534, professeur de physique à l’université de cette ville. Gemusœus épousa la fille de l’imprimeur Cratandes, pour lequel il prépara plusieurs éditions excellentes, notamment celle des Œuvres de Paul d’Egine (Bàle, 1538, in-fol.). On a de ce remarquable érudit une traduction latine de VAbrégé des dix-sept livres de géographie de Strabon (1539, in-fol.) ; la traduction latine d’une partie des œuvres d’Aristote ; une Vie de Galien, publiée en tête de l’édition des œuvres de ce médecin (1538,5 vol. in-fol.) ; des préfaces latines à VAlmayeste dePtolémée, aux œuvres de Théophraste, etc.

GEN ou DJINN, génies malfaisants que les mahométans considèrent comme les auteurs de tout ce qui arrive de fâcheux aux hommes. V. Djinn.

GENABDM, ville de la Gaule romaine, dans la Lyonnaise 4e, capitale des Aureliani, aujourd’hui Orléans.

GÉNAL, ALE adj. Cé-nàl, a-le — du latin ^eim, joue, qui répond exactement au grec genus ; gothique, kinnus, mâchoire ; allemand, kinn ; anglais, chin, etc.). Anat. Qui appartient aux joues.- Glandes génales. Muscles

GÉNAUX.

GÊNANT (jè-nan) part. çrés. du v. Gêner : Les luis trop sévères, en gênant la libre manifestation de l’opinion publique, provoquent le goût des conspirations.

GÊNANT, ANTE adj. Cè-nan, an-te — rad. gêner). Qui gène, qui incommode, qui importune, qui embarrasse : Tout homme gêné est un homme gênant. (Dider.)

De mille soins gênants me voilà dégagé.

AL. DUVAL.

— Antonyme. Commode.

GENÀPPE, ville de Belgique, prov. du Brabant méridional, arrond. et à 9 kilom. de Nivelles, à 28 kilom. de Bruxelles, sur la rive gauche de la Dyle ; 1,680 hab. Forge, papeterie, moulins. Son château fut assigné pour demeure, par Philippe le Bon, à Louis XI, alors dauphin, qui y résidacinq ans. Les Français y soutinrent deux combats en 1815, l’un contre les Anglais, l’autre contre les Prussiens.

GENARD (François), écrivain satirique français, né à Paris vers 1722, mort vers 1760. Il était fils d’un marchand de vin de Paris, qu’il ruina par ses folles prodigalités. Il s’engagea alors dans les gardes, et il faisait partie de ce corps lorsqu’il eut l’étrange fantaisie de

Oublier un livre portant ce titre : École de homme ou Parallèle des portraits du siècle et des tableaux de l’Écriture sainte (Noyon, 1752, 3 vol. in-12, sous !a rubrique d’Amsterdam). C’est un livre antireligieux contre Louis XV, Mme de Pompadour, la prince Édouard, etc. Cette publication hardie mit la police en émoi. L’auteur ayant été découvert fut ar GENC

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rété et enfermé à la Bastille (10 mars 1752). Mais Genard avait quelques amis puissants qui goûtaient son esprit sarcastique et ses vers ; ils s interposèrent et firent élargir l’étourdi, qui alors se mit à voyager et alla en Hollande. Là, il lit imprimer contre Louis XV un écrit portant ce titre : la Comédie du temps et l’école de la France (Amsterdam, 1754, in-12). L’année suivante, il publia un volume d’épigrammes « impies et licencieuses. ■ Après de pareils exploits, il eût dû rester à l’étranger ; mais, étant revenu à Paris (1756), il fut pour la deuxième fois emprisonné à la Bastille. On n’entendit plus dès lors parler de lui, et il est a croire qu’il termina ses jours dans cette prison d’Rtat.

t GENARGENTU, montagne d’Italie, dans l’Ile de Sardaigne, près des sources de Flumendoso, prov. d’Isili, et à environ 48 kilom. d’Oristano. Son sommet, qui porte le nom do Punta Schitischiu, a 1,842 mètres d’élévaiion, et est le point culminant do l’île. Il est quelquefois couvert de neige jusqu’au milieu de juillet.

GENAR1 et GENARO. V. GENNARJ et Gen-

NARO.

GÉNARQUE s. m. Cé-nar-ke — du gr. genos, race ; arc/ws, chef). Antiq. Premier magistrat des juifs d’Alexandrie.

GENÀST (François-Édouard), célèbre acteur allemand, né à Weimar en 1797, mort en 1866. Il était fils de l’acteur Antoine Genast, mort en 1831, lequel fut un artiste distingué, et seconda Gœthe dans la direction du théâtre de là cour à Weimar. Édouard, également destiné à la carrière théâtrale, eut le bonheur de recevoir les leçons de Gœthe et de Louis Tieck. Son éducation musicale fut dirigée par Eberwein et Hœscer, et complétée par Charles-Marie de Weber. Après avoir débuté comme chanteur en 1814, il fut engagé, en 1817, au théâtre de Dresde, et passa, 1 année suivante, à celui de Leipzig. Ce fut là qu’il posa les fondements de sa réputation, comme chanteur et comme acteur. Enfin, en 1829, il contracta avec sa femme un engagement à vie au théâtre de Weimar. En 1852, il renonça à l’opéra pour ne plus jouer que dans la comédie, et, à partir de 1860, il parut rarement sur la scène, à laquelle il renonça complètement après le 17 avril 1864, jour où il célébra le cinquantième anniversaire de ses débuts. Genast s’est encore fait connaître comme compositeur par des chansons, des ballades et un opéra. Enfin, son ouvrage autobiographique intitulé -.’Extrait du journal d’un vieux comédien (Leipzig, 1863-1865), obtint le plus grand succès.

GENAST (Charles-Albert-Guillaume), littérateur allemand, fils du- précèdent, né à Leipzig en 1822. Il étudia le droit à Iéna et à ’ Heidelberg, et, pendant les événements de 1848, fut l’un des chefs du parti libéral, national et constitutionnel. En 1850, il fut nommé procureur du cercle de Neustaedt, et deux ans plus tard de celui de Weimar. Comme membre de la Diète, il s’est surtout fait connaître, même à l’étranger, par ses efforts pour amener l’abolition de la peine de mort. Parmi ses travuux littéraires, nous citerons deux tragédies, Bernard de Weimar (Weimar, 1853), et Florian Geyer (Weimar, 1857) ; un roman, la Maison noble (Leipzig, 1863, 4 vol.) ; plusieurs nouvelles, etc.

GENAUNES, du latin Genauni, ancien peuples des Alpes Rhétiques, vaincu et soumis par Drusus, frère de Tibère. 0

GENAZENO, ville des anciens États de l’Eglise, dans la campagne de Rome et à 38 kilom. E.-S.-E. de cette ville ; 2,750 hab. Elle est située sur la pente d’une colline escarpée, au-dessus du torrent de Rivotana, et dominée par un château hardiment construit. La ville est en ruine, mais présente un aspect des plus pittoresques.. On y remarque la chapelle de la M adonna di buon Consigtio (Notre-Dame de Bon-Conseil), qui renferme l’un des reliquaires les plus célèbres de cette partie de l’Italie.

GENÇAIS ou GENÇAY, bourg de France (Vienne), ch.-l. de cant., arrond. et à 27 kilom. de Civray, sur la Clouère ; pop. aggl., 1,025 hab. — pop. tôt., 1,221 hub-. Au confluent de la Clouère et de la Belle se dressent les ruines imposantes d’un château du xiiib et du xivo siècle. Une haute tour ronde défendait chacun de ses angles ; l’entrée était protégée par quatre tours disposées en quadrilatère. Aux environs du bourg se voit le château de la Roche (xvie et xvu« siècle), flanqué de tours.

GENCE (Jean-Baptiste-Modeste)., écrivain français, né à Amiens en 1755, mort à Paris en 1840. U termina ses études sous la direction de Jacques Delille, s’adonna à la poésie, qu’il cultiva toute sa vie, bien qu’il (ût dépourvu de toute faculté poétique, et devint un excellent grammairien. Pendant quelque temps, il fut attaché, comme répétiteur, au collège de Navarre, puis il obtint la place d’archiviste au dépôt des Chartes. En 1793, il passa a l’imprimerie nationale, où il fut d’abord chargé de la révision du Bulletin des lois et des Codes, et conserva cette place jusqu’en 1815. A pai^ir de cette époque, tout en écrivant de nombreux ouvrages, il s’occupa de donner des éditions d’auteurs classiques et autres. En même temps, il s’adonna à l’é-