Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 8, part. 4, Gile-Gyz.djvu/46

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


1300

GLEI

et si bien dupée par des mystiques et des charlatans. C’est dans les Mémoires du baron de Gleiehen que l’on trouvera les notions les plus abondantes sur les- personnages singuliers de la fin de ce siècle, Mesmer, le comte de Saint-Germain, Cngliostro, les convulsionnâmes, le mystique Saint-Martin, etc.

Ces notes, prises sur le vif, ont un grand intérêt et un surprenant cachet de sincérité. Poussé par son ingénieux esprit de curiosité, non-seulement il aimait k se rencontrer avec ces individualités extraordinaires, mais il voulaitlessuivre, s’attacherkelles, ne lesquitter qu’après en avoir tiré, autant que possible, le dernier mot. Aussi le livre où il a consigné ses impressions a-.t-il été souvent mis à profit, surtout par le publiuiste allemand Dulau, pour la rédaction de ses Personnages énigmatiques et mystérieux. L’hypothèse qu’il propose au sujet de l’énigme historique du Masque de fer mérite d’être examinée a fond et ne manque pas de probabilité.

GLEICIIËNDEhG, ville d’Autriche, dans le magnifique Klausnerstahl, qui forme en cet endroit un beau bassin et offre de ravissantes promenades. Château bâti sur un rocher inaccessible et dominé par une haute montagne d’où l’on découvre une vue admirable. ’ Eau froide, càrbonatée sodique, chlorurée sodique ou ferrugineuse, gazeuse, émergeant par six sources : Cnnstantinsquelte, source de Constantin ; Klausnerstahtquelle, source ferrugineuse.de l’Ermite ; Johannisbrnnnen, source de Jean ; liômerquelle, source des Romains ; Wertesque de, source de Werlé ; Kurlsquelte, source de Charles. La température de ces eaux varie de 12°,2 à 16°,2 ; elles s’emploient en boisson, eu baius et en douches, ruivant les sources.

« L’eau de la Constantinsquelle, dit M. Le Pîleur, se rapproche par ses principes de celle d’Ems et produit sur l’organisme des effets analogues. Elle agit comme bicarbonatée contre les affections qui réclament l’usage des eaux de ce genre, et, comme chlorurée, elle est reconstituante et prévient les inconvénients de la saturation alcaline chez les sujets anémiques ou lymphatiques, dont elle modifie heureusement l’hématose. La source de Jean est moins riche en sels alcalins, et celle de l’Ermite en est relativement dépourvue ; elles sont employées, surtout la dernière, comme ferrugineuses. •

GLEICHÉNIACÉ, ÉE adj. (glé-ché-ni-a-sé

— rad. gleichéuie). Bot Qui ressemble ou qui se rapporte au geure gieiohénie.

— s. f. pi. Famille ou tribu de fougères, suivant les Tiivers auteurs, comprenant les deux genres gleichénie et platyzome.

GLEICHÉNIE s. f. (glé-ché-i ! — de Gleiehen, bot. allém.). Bot. Genre de fougères, type du groupe des gleiehéniacées.

—Ency cl. Ce genre de plantes est caractérisé par des frondes dichotomes ou fourchues, des capsules réunies en groupes presque arrondis et dépourvus d’indusie. Il comprend un petit nombre d’espèces, dont la plus connue est la gleichénie de JJermaun, qui se trouve répandue dans toutes les régions chaudes de l’Afrique, de l’Asie et de 1 Océanie. Sun rhizome renferme une fécule légèrement ainère et aromatique, employée comme aliment, après

qu’elle a subi la torréfaction, en Perse, en Australie et au Japon. Dans ce dernier pays, les cendres de cette fougère entrent dans la composition d’une pommade fort vantée contre les aphthes et les ulcères de la bouche.

GLEICHÉN1TE s. f. (glé-ché-ni-te — rad. gleic/tenie). bot. Genre de fougères fossiles, analogue au genre gleichénie,

GLEICHMANN (Jean-Zacharie), également connu sous le nom de Ciarua-Micimoi IUimono, historien allemand, mort eu 1758. Il fut d’abord avocat à la cour de Saxe-Gotha, puis remplit les fonctions de receveur des impositions en Thuringe. Gleichmann a composé un assez grand nombre d’écriis qu’il a publiés sous divers pseudonymes. Les principaux sont :. Delineatio juris stixanici (1717) ; Spicilegium nonuuUorum seriptorum reformalionis' (Gotha, 1723-1787, in-4uJ ; Curiosités historiques du règne de l’électeur de SaJ : e, Frédéric III, surnommé le Sage (1733, in-4°) ; la Vérité de l’histoire de la papesse Jeanne (1744) ; Apologie de la princesse turque qui épousa le Comte Louis de Gieichen (1745, iu-4").

GLB1G (George-Robert), écrivain anglais, né k Stirliug le 20 avril 1796. Fils d’un évoque anglican, il fît ses études à Glascow, les termina à l’université d’Oxford, puis s’engagea, en 1812, dans un régiment qui partait pour le Portugal. Il assista k la plupart des batailles

?ui terminèrent cette campagne, alla ensuite

aire la guerre eu Amérique et fut blessé au siège de Washington. À la paix, il se lit mettre en disponibilité, afin de continuera Oxford ses études. Après avoir obtenu le titre de docteur, il se inaria, entra dans les ordres et obtint de l’archevêque de Cantorbéry une des principales cures du comté de Kent. C’est là

?u’il composa son premier livre, le Subalterne

1825), dont le succès l’engagea bientôt à publier d’autres ouvrages. Eu 1834, M. Gleig fut nommé chapelain de l’hôpital de Chelsea, et, en 1844, aumônier en chef de l’armée anglaise. En 1846, il proposa un projet d’enseignement militaire qui lui valut l’emploi d’inspecteur général des écoles régimentaires. M. Gleig a beaucoup produit, et dans desgen GLEI

res très-différents ; nous citerons, pai ni ses œuvres : une Explication de la Cent ; {’Histoire de lu Bible, des Sermons, une i istoire de la guerre d’Amérique, à laquelle il prit part, une Histoire de l Inde anglaise, 1 : s Mémoires de sir Thomas Munro, lesAléifj ires’de Wurren Hasiiugs, la Biographie des < ilébrités militaires de l’Angleterre, une / istuire familière d’Angleterre, les Invalides o  : Chelsea, {’Hôpital de Chelses et ses Ira liions, le Hussard, Allait Breck, les liécits i e Waterloo, le Dragon, les Chroniques de l abbaye de Waltham, le Vicaire de eampagnt et les Vieilleries et nouveautés, recueil d’ rticles parus dans des journaux et des revue.

GI.E1M (Jean-Guillaume-Louis), pot ; e allemand, né à Ennsleben (principauté c î Hulberstadi) en 1719, more en 1803. Il f it successivement secrétaire du margrave il •■ Brandebourg, du prince de Dessau et dj grand chapitre de sa ville natale. La Soci le des A/uses de Halle le compte au nombre de ses fondateurs. Uleim est un des puëtes de second ordre qui ont eu le plus de su ces en Allemagne. Ses poésies légères lui o it valu le surnom d'Anacrêon allemand, et ses chants guerriers sur la guerre de Sept ans < jlui de J’yrtée de l’Allemagne. Il ne prit auo-’J ie part à la guerre entre les partisans de la iltéralure française et l’école qui, repoussa t toute influence étrangère, travaillait alors la réforme du goût national ; Il est le.preni sr écrivain de son pays qui composa des .’■■ blés et des romances, Ses Œuvres complète* >nt été publiées à Halbersudt (1811-1813, 7 vc. in-8°) et complétées, eu 1841, par un volun < publié à Leipzig. On y remarque surtout : L tansuns badines (1745) ; Chansuiis prussiennes faites pur un grenadier dans les campagnes t : 1756-1757 ; le Livre rouge (1774) ; Poésiet ioctur~ nés (1802).

GLE1PMR, nom du lien que fa iriquèrent les nains Scandinaves pour encli înerle loup Fenris, la terreur des dieux mei es. Sis. matières différentes entrèrent dans a composition de ce lien magique : le p ; s d’un chat, la barbe d’une femme, la rai à Le d’un rocher, un soupir d’ours, une âme c i poisson et de la dente d’oiseau.

GLEISSIN s. m. (glè-sain). Ichtb ; ol. Espèce d anchois.

GLEISWE11.EH, station balnéaire d(3 bords du Rhin, dans la Bavière rhénane, 12 kiloin. N. de Laudau, avec un vi. ige de 600 hab. Bel établissement hydrothe. ipique, fondé par le docteur Landau, et l’en erinant 66 chambres, un restaurant, une sai.< de billard, des chambres de bains sépare s pour les deux sexes, etc. L’eau, dont la : inperature varie de 7 à 9 degrés Rèaumur, t st amenée de lu montagne qui domine l’et.blissement dans un réservoir placé à 2 !f mètres au-dessus des chambres de bains, j rès de l’établissement s’élève le chalet suiss ’, où se font les cures de petit lait. Les euvi ons offrent un grand nombre d’agréable» promenades.

GLEIWITZ, ville de Prusse, prov. ie Silésie, régence et à 66 kilom. S.-E. d appela, ch.-l. de cercle, sur la Kloduitz ; 11, . 51 hab. Importantes tilatures de laine ; non oreuses fabriques de draps. Dans les environ : ; k vingt miuutes de la ville, on voit une usitu royale, fondée en 1792, qui occupe 300 ou. îers, et qui contient, outre un haut fourneau à coke, quatorze feux d’affiuerie, des fours ut millier, une fonderie de canons et d’ouvrages t i fonte. Gleiwitz est eu outre le siège prit, iipal de l’industrie des mines de la haute Siles e.Dans la ville, où se trouvant un tribunal cl lrB instance, un gymuasti et une école suj irieure, on remarque une belle église du xn siècle, renfermant un monument en l’hoti eur du comte de Reden, ministre prussien n 1815.

GLE1ZAL (Claude), conventionné, né à Genestelle (Ardèche) en 1760, mort n 1S24. D’abord avocat, il fut envoyé par st : compatriotes à la Convention, et vota la nise en accusation de Alarat ainsi que la sort de Louis XVI, mais avec un sursis à ’exécution. Il se fit oublier sur les bancs de 1. Plaine pendant la l’erreur, prit part aux tra ’aux du comité de législation après le 9- tli rniidor, devint, après la session convention i die, secrétaire rédacteur des procès-verbai t, poste qu’il conserva jusqu’en 1814, dut s >rtir de France comme régicide eu 1816, et ’ rentra quelques années après.

GLEIZES (Jean-Antoine), philosop. e français, né k Dourgne (Tarn) en 1773, n prtprès de Mazères (Ariege) en 1843. Ap.- s avoir essayé de l’étude de la médecine, (Jl izes entra, en 1795, à l’École normale. Le s >ectacle de nos dissensions civiles émut profu dément l’âme du jeune homme. Comment : i fait-il que l’homme, malgré l’instinct de la conservation de l’espèce, en arrive à des.ctes de cruauté qui font horreur ? à Gleizes, d (M. Michel Nicolas, crut en trouver la cii se dans l’habitude de tuer les animaux et da manger de leur chair. Il lui sembla que l’alira tntaiion animale développe les penchants gr< isierset féroces, obscurcit l’intelligence, et itroduit dans ^organisation humaine des principes délétères, sources des maladies et t ; s iulirmités du corps. » Quel reinede appor er à cet état de choses ? Comment faire prt lominer dans l’esprit de tous le respect de li vie, qui est une loi divine ? En changeant le système

GLEN

d’alimentation, en revenant à un régime purement végétal, qui avait du être celui de l’espèce humaine a son origine. Gleizes renonça donc, à partir de ce moment, à toute nourriture animale ; et telle devint, en peu de temps, son aversion pour les viandes, qu’il lui fut bientôt impossible d’en supporter l’odeur et de s’asseoir à une table sur laquelle on en servait Bientôt, soit par suite de ce régime, soit plutôt à cause de la régularité parfaite de sa vie, Gleizes, dont la constitution physique était des plus débiles, acquit une grande vigueur musculaire. C’était un homme bon, bienveillant, d’une inépuisable charité envers les malheureux, du commerce le plus facile, bien qu’il recherchât la solitude.

Le système d’alimentation de Gleizes a trouvé en France bien peu de partisans ; mais il n’en a pas été de même en Angleterre, et surtout en Allemagne et en Amérique, où ont été fondées de nombreuses sociétés île léyumisles. La Vegeturian Society a fait mettre le portrait du philosophe français dans le lieu où elle tient ses séances..Nous citerons de cet écrivain ; les Nuits élysëennes (Paris, an IX, in-8°) ; Séléna ou la Famille sanwnéenne (Paris, 1838, in-8°), ouvrage qui esc le même que le précédent, sauf qu’il est écrit sur un nouveau plan ; les Agrestes (Paris, 18u4, in-18) ; le Christianisme expliqué ; l’unité des croyances pour les chrétiens (Paris, 1R30, iu-S-j), réédité en 1837 ; Thalysia ou la Nuuoelle existence (Paris, 1840-184Ï, 3 vol. in-8°).

GUEMDOCKI (Joseph-Théodore), littérateur polonais, né k Cracovie en 1810. Après avoir lait ses études k l’université de sa ville natale, il entra, en 182S, dans l’armée polonaise, servit, comme ofricier d’artillerie, dans les rangs de i insurrection, et revint ensuite à Cracovie, où il s’est, depuis cette époque, occupé de travaux sciemiriqiies et littéraires, relatifs surtout à l’histoire militaire de sa patrie. Ou a de lui : Principes de géométrie plane (Cracovie, 1839) ; Précis d’histoire ?uilitaire pour servir d’introduction à l’étude de l’art de ta guerre (Cracovie, 1848) ; les Etablissements publics de bieiifuisuave exilant actuellement à Cracovie (Cracovie, 1852) ; Inuasion de Charles-Gustave de Suède en Putugne, sous le règne de Jean-Casimir, pendant les années 1655, 1U56 et 1657 (Cracovie, 1861) ; Comparaison des principes de la grande guerre et de la guerre de partisans (Cracovie, 1»64) ; Tableau des écoles militaires qui oui existé en Pologne (Cracovie, 1866), etc. Il a, en outre, fourni un grand nombre d’articles, relatifs à l’art militaire, k plusieurs journaux et recueils périodiques polonais.’

GLEN s. m. (glènn). Géogr. Nom que l’on donne, en Écosse, aux vallées de peu d’étendue.

GLEN (Jean-Baptiste de), théologien liégeois, né vers 1552, mort à Liège eu 1613. Il entra dans l’ordre des Augustins, se lit recevoir docteur à Paris (158B), accompagna k Rome l’ambassadeur de France, vers 1588, et, de retour à Paris, se jeta dans le parti de la Ligue. En 1592, tilen fut élu provincial de son ordre. Il a composé, " entre autres ouvrages : Ou deooir des filles (1597, in-4°) ; Histoire pontificale ou plustost démonstration de la vrage MijUse (Liège, 1000, in-4°) ; Économie eluestienne (Liège, 1608, in-8°) ; His~ toire orientale des grands progrès de i Église catholique, apostolique et romaine (Bruxelles, 1609, in-8").

GLEïS’(Jean dk), imprimeur et graveur liégeois, frère du précédent, né vers le milieu (lu xvio siècle. Il a composé et imprimé : les Merveilles de la ville de Home ; Ùu debuoir des filles, traité brief et fort utile ; item plusieurs patrons d’ouvrages pour toutes sortes de lingeries (Liège, 1597, in-4°) j Des /tabiis, mœurs, cérémonies et façons de faire, avec des pourtrails des habits (Liège, 1601, in-S»). Ces ouvrages, fort recherchés des bibliophiles, sont ornes de figuras sur bois, dessinées et gravées par de Glen.

GI.ÉNAC, village et cornm. de France (Morbihan), cant, de GaciUy, arrond. et k 55 kilom. de pannes, au confluent de l’Oust et de l’Atf ; SOI hab. Minerai de fer alimentant les forges de La Nouée. Restes d’une église pa■ roissiale très-ancienne. Château de Sourdéac. Curieuse croix monolithe dite delà Justice.

GLENANS (les), groupe de neuf Ilots dan3 l’océan Atlantique, près des côtes de France (Finistère), k 14 kilom. de la pointe de Trévignor, vis-k-vis de Concarneau, dépendance de la commune de Fouesuout, dans l’arroiid, de Quimper. Fabrication de soude. Fort Cicogue, sur l’îlot de ce nom ; sur l’îlot de Penfret, phare avec feu fixe à éclats.

GLENBEKVIB (lord Sylvestre), homme politique anglais. V. Douglas.

GLËNCOE ou GLEiCOiA, belle vallée d’Ecosse, dans la partie septentrionale du comté d’Argyle, près du lac Etive au H.-O. et de celui de Leven au N.-O. Cette valiée sauvage et pittoresque s’étend sur une longueur de 12 kilom. C’est une des plus belles et des plus pittoresques vallées de i’Lcosse. Le milieu est occupé par un petit lac qui donne naissance au torrent de Cona, chanté par Ossian, né, dit-on, sur ses bords. Sous le règne de Guillaume et de. Marie, en 1691, un dèta GLEN

chement de soldats commandés par le capitaine Camphell porta le fer et le feu dans cette vallée. Presque tous les hommes âgés de moins de soixante-dix ans furent impitoyablement massacrés ; les femmes et les

enfants périrent de froid et de faim. Cet acte de barbarie attira de nombreuses malédictions sur la tête du roi Guillaume, qui essnva vainement d’en décliner la responsabilité.

GLENCHOC, vallée d’Écosse, comté d’Argyle, à l’extrémité du lac Long. Elle a environ 10 kilom. de longueur, et est entourée de hautes montagnes d’un sombre aspect. C’est l’une des plus sauvages et des plus pittoresques vallées des highlands de 1 Écosse.

GLENOALOiNG, village d’Irlande, comté et a Ifi kilom. N.-O. de Wieklow, au milieu d’une vallée pittoresque ; 1.450 hab. Ce village s’élève sur-l’einplaceinent d’une cité célèbre dans les premiers siècles du christianisme, comme sanctuaire des sciences et des arts ; elle fut le siège d’un évêché, réuni à celui de Dublin en 1214. On y voit des ruines curieuses, dont le principal groupe comprend • la Tour ronde, la cathédrale, l’église Notre-Dame, l’église Saint-lvévin, et un petit enclos appelé la Sacristie, qui sert actuellement de lieu de sépulture nu clergé catholique romain. Dans le cimetière s’élève une ancienne croix, d’un seul bloc de granit de 4 mètres de hauteur.

GLÉNE s. f. (glè-ne — du gr. glénê, embotture des os). Anat. Cavité dé moyenne jrrandeur, creusée dans un os, et dans laquelle s’emboîte un autre os : La glenk a moins de profondeur et de diamètre que h entyle, autre espèce de cavité destinée à la même fonction. (Dupuy.)

— Mar. Couche annulaire que forme un cordage ployé en rond sur lui-même.

— Pèche. Panier couvert dans lequel les pêcheurs mettent leurs poissons.

GLÉNÉ (glé-né) part, passé du v. Gléner : Cordage GLÉNÉ.

GI.EiS ELG. fleuve de l’Australie, qui descend des monts Victoria, coule d’abord a l’O., puis auS.-O., et tombe dans la baie Disi-overy, après un cours de ISO kilom. Il Autre fleuve de l’Australie, dans la Tasiuanie ; il descend des collines appelées les monts Stephen, coule au N.-O.. puis k l’O. et au S., et se jette dans la baie de Doubtful, après un cours de 120 kilom. Il est salé pendant environ la moitié de sou parcours.

GLÉNER v. a. outr. (glé-né — rad. glène). Mar. Ployer en rond sur lui-même, en parlant d’un cordage.

GLENFINLAS, torrent d’Écosse, qui arrose une belle vallée dans laquell« Walter Scott a placé la scène de la ballade intitulée : Glenfinlas lord Rnnald’s Coronach. Ce torrent forme une jolie cascade.

GI.ENLUCH, ville d’Écosse, près de la baie de ce nom, k 21 kilom. de Wigton ; 1,000 hab. Ruines d’une abbaye fondée en 1190 par Alan, lord de Gallowny". La salle capitulaire est encore bien conservée.

GLEMNE (la), ancien petit pays de France, dans l’Autunois, compris aujourd’hui dans les départements de la Nièvre et de Saône-etLoire.

GLENN’S FALI.S (les Chutes du Glenn), bourg des États-Unis, État de New-York, sur la rive gauche de l’Hudson, k 86 kilom. N.d’AIbany ; 2,750 hab. Il y existe trois églises et une académie. Les chutes pittoresques de l’Hudson ont à cet endroit une hauteur totale de 16 mètres, et produisent une force motrice considérable, qui fait marcher un grand nombre de moulins et de manufactures de marbre.

GLÉNODINE s. f. (glé-no-di-ne — du gr. glênê, ocelle ; dinos, tournoyant), lnfus.’Genre d’infusoires polygastriques de la familières péridinés.

GLÉNOÏDE adj. f. (glé-no-i-de — du gr. gléni, emboîture des os ; eidos, aspect). Anat. 3e dit de la cavité de l’omoplate qui reçoit la tête de l’humérus : Cavité glénoïdb. Il Substantiv. : La Glknoide. Il On dit aussi GLÈ.NOIdalb dans les deux cas.

GLÉNQÏDIEN, lENNEadj. (glé-no-i-di-ain, iè-ne — rad. gléauïde). Anat. Oui appartient à la cavité gïénoïde, et en général aux cavités légères qui servent, k l’emboîtement d’un os dans un autre : Cavité glé>’oîuiennb.

GLÉNOMORE s. m. (glé-no-mo-re — du gr. gléuë, ocelle ; moron, mure). Infus. Genre d infusoires polj’gastriques de la famille des monades.

GLEPiON (le), ancien petit pays de France, dans le Nivernais, enclavé aujourd’hui dans le département de la Nièvre.

GLÉNOPHORE s. m. (glé-no-fo-re — du gr. glénê, ocelle ; phoros, qui porte). Infus. Geure d’infusoires rotatoiresdela famille des ichthydes.

GLÉNOTRÉMITES s. m. pi. (glé-no-trémi-te

— du gr. ylênè, œil ; tréma, trou), ftchin. Groupe d’échinodermes crinoïdes fossiles.

GLENROY, vallée de l’Écosse, comté et à 40 kilom. S.-O. d’Inverness, célèbre par ce que l’on appelle les Routes parallèles. Ces routes consistent en une série de terrasses parfaitement unies, et courant parallèlement