Page:Lazare - Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, 1844.djvu/643

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Tonnellerie, en raison des marchands de futailles, de tonneaux, qui vinrent s’y établir. En 1547, c’était la rue des Toilières, des marchandes de toiles. Plusieurs titres du XVIIe siècle la désignent sous le nom de rue des Grands-Pilliers-des-Halles. Sa dénomination primitive a prévalu. — « Le 13 brumaire an VIII par les soins du citoyen Lenoir, conservateur du musée Français, il a été placé au-dessus de la troisième boutique à gauche, sous les piliers des halles, en entrant par la rue Saint-Honoré, un marbre blanc avec cette inscription :

C’est dans cette maison
qu’est né
en 1620,
Jean-Baptiste Poquelin de Molière.
(Extrait du Moniteur du 8 pluviôse an VIII.)

Cette inscription a été replacée sur la maison no 5, reconstruite en 1830. — Une décision ministérielle du 25 messidor an X, signée Chaptal, a fixé la largeur de cette voie publique à 10 m., dans la partie comprise entre la rue Saint-Honoré et la place de la Pointe-Sainte-Eustache, — « Ordonnance de police concernant les passages tous les piliers des halles, du 18 février 1811, approuvée par le ministre de l’intérieur le 2 mars suivant. — Article 1er. À partir de la rue Saint-Honoré jusqu’à la pointe Saint-Eustache, il sera laissé entre l’alignement des piliers de la Tonnellerie et celui de la façade du rez-de-chaussée des maisons construites sur ces piliers, un espace de trois mètres de largeur pour l’usage du public. — Art. 2e. Cet espace sera mesuré à compter du nu du mur de face du rez-de-chaussée, etc… — Art. 5e. Il est défendu, soit aux propriétaires et locataires des maisons et boutiques situées sous les piliers et sous leurs galeries, soit aux propriétaires, locataires, tenanciers et usagers des places situées entre les piliers, d’anticiper, sous quelque prétexte que ce soit, sur les espaces réservés au passage public, et d’obstruer ce passage de quelque manière que ce soit, sous les peines portées aux lois et règlements en cette partie. » — Les maisons de 1 à 9 ; de 12 à 18 et 24, sont alignées ; celles de 81 à 105 seront prochainement expropriées afin de compléter le percement de la rue de Rambuteau (voyez cet article). — Égout entre la rue Saint-Honoré et le passage des Prouvaires. — Conduite d’eau entre la place de la Pointe-Saint-Eustache et la rue Pirouette. — Éclairage au gaz depuis la rue Saint-Honoré jusqu’à la place de la Pointe-Saint-Eustache (compe Anglaise) ; surplus (compe Française).

Tour (rue de la), voyez Delatour (rue).

Touraine-au-Marais (rue de).

Commence à la rue du Perche, nos 8 et 10 ; finit à la rue de Poitou, nos 15 et 17. Le dernier impair est 11 ; le dernier pair 10. Sa longueur est de 107 m.7e arrondissement, quartier du Mont-de-Piété.

Formée sur la culture du Temple vers 1626, elle reçut le nom d’une de nos anciennes provinces de France. — Une décision ministérielle du 19 germinal an VIII, signée L. Bonaparte, fixa la largeur de cette voie publique à 8 m. Cette largeur a été portée à 10 m., en vertu d’une ordonnance royale du 31 mars 1835. Les constructions riveraines sont soumises à un retranchement qui varie de 1 m. 20 c. à 1 m. 40 c. — Conduite d’eau entre la rue de Poitou et la borne-fontaine. — Éclairage au gaz (compe Lacarrière).

Touraine-Saint-Germain (rue de).

Commence à la rue de l’École-de-Médecine, nos 23 et 25 ; finit à la rue Monsieur-le-Prince, nos 7 et 9. Le dernier impair est 11 ; le dernier pair, 10. Sa longueur est de 58 m.11e arrondissement, quartier de l’École-de-Médecine.

Elle fut ouverte à la fin du XVIIe siècle, sur le même alignement que la rue du Paon. On lui donna le nom de Touraine, en raison de l’hôtel de Tours situé dans la rue du Paon. — Une décision ministérielle du 23 frimaire an IX, signée Chaptal, a fixé la largeur de cette voie publique à 8 m. 50 c. Toutes les constructions riveraines sont alignées, à l’exception de celle située sur le côté des numéros impairs à l’encoignure de la rue de l’École-de-Médecine. Cette propriété devra reculer de 80 c. environ.

Tour-d’Auvergne (rue de la).

Commence à la rue Rochechouart, nos 47 bis et 49 ; finit à la rue des Martyrs, nos 58 et 60. Le dernier impair est 43 ; le dernier pair, 42. Sa longueur est de 380 m.2e arrondissement, quartier du Faubourg-Montmartre.

Ce n’était qu’un chemin avant 1762. Le plan de Verniquet est le premier qui l’indique sous le nom de la Tour-d’Auvergne. Elle dut cette dénomination à sa proximité de l’hôtel ainsi appelé. — Une décision ministérielle du 28 vendémiaire an X, signée Chaptal, et une ordonnance royale du 16 novembre 1834, ont fixé la largeur de cette voie publique à 9 m. On a procédé à la régularisation du numérotage de cette rue en vertu d’un arrêté préfectoral du 7 janvier 1840. Propriétés de 1 à 7, alignées ; 9, 11, retranch. 1 m. 40 c. ; 13, 15, alignées ; encoignure gauche de la rue Neuve-Coquenard, ret. réduit 80 c. ; 21, 23, alignées ; 25, ret. 60 c. ; 27, ret. 50 c. ; 29, ret. 40 c. ; 31, redress. ; 33, alignée ; de 35 à 39, redress. ; 41, et partie de 43, alignées, surplus ret. 30 c. ; de 2 à 14, alignées ; de 16 à 24, redress. ; second no 24, aligné ; 26, ret. 80 c. ; 30, 32, alignées ; de 34 à 38, ret. 1 m. 20 c. ; de 40 à la fin, alignées.

Tour-des-Dames (rue de la).

Commence à la rue de la Rochefoucauld ; finit à la rue Blanche, nos 12 et 14. Le dernier impair est 15 ; le dernier pair, 14. Sa longueur est de 161 m.2e arrondissement, quartier de la Chaussée-d’Antin.

Dès 1494, il est question d’un moulin aux Dames, situé en cet endroit. Sur le plan fait par les ordres de