Page:LeMay - Le pèlerin de Sainte-Anne, Tome II, 1877.djvu/23

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— S’il y a des jeunes gens, répondait la Louise, ils ne manqueront pas, j’espère, de se joindre à vos pratiques.

— Ce sera toujours quelques sous de plus.

Pendant que les deux femmes causent tranquillement, les yeux fixés sur la maison nouvellement louée, un homme appuie une échelle contre le mur de cette maison, vis-à-vis la porte.

— Que veut-il donc faire de cette échelle ? demande la Louise avec indifférence.

— Je n’en sais rien. Il n’y a rien à peinturer pourtant.

Un moment après, l’homme montait dans l’échelle, se tenant, d’une main, aux barreaux, et, de l’autre, portant quelque chose en bois qui ressemblait à une enseigne. La vieille Labourique frémit. La Louise dit :

— Sainte mère de Dieu ! est-ce qu’on va tenir une auberge dans cette maison ?

— C’est comme cela, repart la vieille, c’est comme cela ! si vous gagnez votre vie un peu honnêtement, tout en travaillant beaucoup, l’on vient de suite, se jeter en travers dans