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SONNETS ÉVANGÉLIQUES



JESUS


As-tu l’ennui du ciel, comme un feu lent qui ronge ?
As-tu vu les palmiers, alors que tu souffrais,
T’inviter au repos’.sous leurs ombrages frais ?
Le vent baiser ton front hanté d’un triste songe ?

Ton amour fut si grand qu’il parut un mensonge,
Et peu’de ces humains pour lesquels tu t’offrais,
Te répondent, Jésus, par des dévouements vrais.
Qui sait l’ingratitude où parfois lame plonge ?

Le siècle te maudit en de pompeux discours,
Mais le déshérité t’appelle à son secours ;
La foi l’éclaire mieux qu’une page savante.

Je crois en ta parole, ô Maître] et me soumets.
Je veux te suivre, moi. Je suis pris d’épouvante
Quand je songe combien ne te suivront jamais.