Page:LeMay - Les gouttelettes, sonnets, 1904.djvu/64

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
62
HOMMAGE



LAURIER


Grand citoyen, salut ! Quelle douce clarté,
Comme un reflet du ciel, baigne ton front austère ?
Tu reviens triomphant, et le trait du sectaire
Devant tant de valeur soudain s’est écarté.

Salut ! Le peuple heureux t’acclame avec fierté.
De nos brillants destins Dieu t’a fait mandataire.
Sur les arpents de neige insultés par Voltaire,
Avec les blés nouveaux, fleurit la liberté.

La foule t’applaudit, les rois t’ouvrent leur porte.
Poursuis, vaillant lutteur, ton droit chemin, et porte
Le drapeau de la gloire avec humilité !

Que l’envieux se cache et dévore sa honte !
Les grands hommes, Laurier, font les grands peuples, monte,
Sur l’aile du génie, à l’immortalité !