Page:LeMoine - Ornithologie du Canada, 1ère partie, 1861.djvu/6

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Plût au ciel qu’un encouragement suffisant lui permît d’illustrer cette édition de dessins coloriés ! Le poëte anglais Rogers se vantait de pouvoir tirer aussi largement sur la banque que sur les muses : voilà une doctrine qui irait à merveille aux climats où l’Upas de l’indifférence étouffe sous son ombrage les talents naissants dans toutes les carrières littéraires ; malheureusement peu d’écrivains sont en moyen de l’appliquer.

Sans vouloir trop promettre pour l’avenir, il terminera par ces mots que Wilson emprunte à son fils : « Si ma terre natale reçoit avec une gracieuse indulgence les échantillons que je lui présente humblement, si elle exprime le désir que je lui en porte encore plus, ma plus haute ambition sera satisfaite ; car nos bois en sont pleins : j’en puis cueillir bien d’autres et plus belles[1] encore. »

l’auteur.

1er mai 1861.


  1. Note Wikisource.— Le féminin est inattendu ici puisque l’accord devrait se faire avec « échantillons ». Le paragraphe précédant l’extrait ci-dessus explique l’emploi du féminin : « Chère maman, voyez quelles belles fleurs j’ai recueillies !… Oh ! j’en pourrai cueillir bien d’autres qui viennent dans nos bois, et plus belles encore ! »