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Page:Le Coran - Traduction de Savary, volume 2, 1821.djvu/138

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L’iniquité et l’orgueil présidaient à leurs jugemens ; mais considère quelle fut la fin des impies.

David et Salomon favorisés du don des sciences, publièrent les louanges du Très-Haut, qui les avait élevés au-dessus de beaucoup de nos serviteurs.

Salomon fut l’héritier de David. Mortels, dit-il, j’entends le chant des oiseaux[1] ; je possède toutes les connaissances ; j’ai été élevé à ce degré sublime.

Un jour il rassembla ses armées de démons, d’hommes et d’oiseaux, rangées séparément.

Lorsqu’il fut arrivé à la vallée des fourmis, une d’elles dit à ses compagnes : Rentrons dans nos demeures, de peur que Salomon et ses soldats ne nous foulent aux pieds ; car ils ne feront pas attention à nous.

Salomon entendit le discours de la fourmi, et éclata de rire. Seigneur, dit-il, rends-moi reconnaissant des grâces que tu as versées sur ma famille, et sur moi ; fais que j’opère le bien que tu aimes. Que ta miséricorde me mette au nombre de tes serviteurs vertueux.

Il parcourt de l’œil l’armée des oiseaux, et leur dit : Pourquoi la huppe n’est-elle pas ici ? Est-elle absente ?

Je la punirai sévèrement ; elle n’évitera pas la mort, si elle ne me donne une excuse légitime.

La huppe étant venue se poser près du roi, lui dit : J’ai parcouru un pays que tu n’as point vu ; je t’apporte des nouvelles du royaume de Saba.

  1. Salomon entendait ce qu’un oiseau faisait comprendre à un autre par ses cris et ses chants. Zamchascar.