Page:Le Dantec — L'Athéisme.djvu/194

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sique sont reliées entre elles par des lois d’équivalence ; on peut transformer de la chaleur en travail, de l’énergie chimique en chaleur ou en électricité. C’est donc un pur sophisme que de s’appuyer sur ces pseudo-qualités scolastiques, connues dans la nature inanimée, pour démontrer l’existence, dans la nature vivante, d’une qualité scolastique vraie, dont la propriété essentielle serait précisément de n’être équivalente à aucune des premières. […] Je n’ai jamais vu l’homme vivre sans manger ni penser sans vivre, et je crois qu’il est indispensable d’être vivant pour faire de la philosophie[1]. »


§ 33. — MONISME ET DÉTERMINISME

Il peut paraître étrange que cette question du monisme et du dualisme passionne si violemment tous les hommes ; mais cela se comprend aisément quand on réfléchit au lien étroit qui unit au monisme précédemment défini le déterminisme vital.

Toute la science humaine est basée sur la constatation, vieille comme la vie, du déterminisme universel ; c’est grâce à ce déterminisme, que l’homme peut se proposer de découvrir les lois des phénomènes naturels, c’est-à-dire d’établir des formules qui, dans les mêmes conditions, se vérifient toujours dans tous les phénomènes mesurables.

  1. Les Lois naturelles, op. cit., pp. 258-259.