Page:Le Dantec — L'Athéisme.djvu/217

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mieux ; du moins le combattront-ils en connaissance de cause, et non avec des arguments comme ceux que je relève une fois de plus dans le livre de mon regretté ami Hannequin[1] :

« La thèse du physiologiste conséquent avec ses principes n’est pas douteuse : il ne peut pas admettre, un seul instant, des impressions étant données dans un mécanisme également donné, l’indétermination de la résultante motrice qui suivra. Quel que soit donc l’état de conscience provoqué dans l’intervalle, la résultante est d’avance mécaniquement, mathématiquement déterminée. Or, cela n’est-il pas manifestement faux ? »

Et plus loin :

« Prétendre que la douleur des coups de bâton n’est pour rien dans l’effroi ou dans la fuite du chien, que l’amour de la mère pour ses petits n’est pas la vraie raison qui lui fait braver les plus grands dangers, est une simple absurdité. »

Je suis tout à fait de l’avis de Hannequin relativement à cette dernière affirmation et je suis certain que tous les monistes pensent comme lui ; mais il n’en est plus de même relativement à la première citation ; elle prouve seulement que l’excellent philosophe n’avait pas compris la théorie de la conscience épiphénomène, et cela prouve sûrement que cette théorie était exposée

  1. Introduction à l’étude de la psychologie, pp. 43-44.