Page:Le Dantec — L'Athéisme.djvu/254

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et je n’y reviendrai pas, comment ce déterminisme, loin de l’exclure, est au contraire la condition primordiale de l’acquisition de ce qu’on peut appeler « le finalisme humain », par adaptation progressive au cours des générations passées.

Je ne saurais trop insister sur ce point puisqu’il n’a jamais été compris des dualistes ; en supprimant même l’hypothèse du phrénoscope, et en livrant les observateurs à leurs propres ressources, je dirai que les hommes sont comme des pantins ayant des rouages cachés mus par des ficelles visibles à l’extérieur ; les rouages sont les particularités de sa structure cérébrale ; les ficelles sont des agents extérieurs d’action (oxygène, aliment, température, etc.). Eh bien, le pantin lui-même, par son observation subjective, connaît les rouages et ignore les ficelles ; il se croit donc libre ; l’observateur étranger voit au contraire les ficelles, et ne devine les rouages que parce qu’il voit la diversité des mouvements causés par les ficelles ; le biologiste moniste a la prétention de tenir compte à la fois des rouages et des ficelles.



Je ne puis suivre M. Vignon dans toutes ses objections ; il y en a qui ne se rapportent pas directement à la question moniste. Depuis la page 25 jusqu’à la page 46, il fait le procès des théories