Page:Le Dantec — L'Athéisme.djvu/255

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sur l’hérédité et sur l’origine des espèces ; je n’ai pas à discuter ici la valeur de ces objections. Si par hasard les théories actuelles ne sont pas suffisantes, on en fera d’autres, et, en attendant qu’on les ait faites, l’homme sera moins satisfait de sa connaissance du monde ; mais cela ne change pas d’un iota la question du monisme et du dualisme ; un homme consciencieux, amené à conclure au monisme par certains faits, devra accepter ce système, même s’il se trouve, en l’acceptant, plongé dans les ténèbres les plus profondes au sujet de la signification de tout.

J’arrive immédiatement à la partie la plus importante, et à mon avis aussi la meilleure, du travail de M. Vignon ; c’est celle où il s’occupe du mimétisme et de l’imitation (pp. 46-56). Mon contradicteur a tort, ici encore, de prétendre que je considère les faits psychiques comme inactifs ; je me suis suffisamment expliqué là-dessus précédemment, et j’espère qu’il n’y aura plus désormais d’ambiguïté à ce sujet ; mais il a certainement raison quand il dit que je ne me suis pas tiré brillamment des difficultés que soulève, pour un moniste, le problème de l’imitation. Je vais commencer par me défendre dans les parties où je crois que j’ai raison, et faire ensuite un modeste acte de contrition pour les parties où je reconnais que je n’ai pas été à la hauteur de ma tâche.

M. Vignon m’approuve d’être, pour la question du