Page:Le Dantec — L'Athéisme.djvu/264

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je grandis en pensant et en sachant davantage. Au fait, j’ai lu récemment, à la quatrième page d’un journal, qu’on pouvait acquérir encore quelques centimètres, même après cinquante ans ; ils sont bien passés.

« Vous avez pris pour épigraphe une « matière de bréviaire » que vous avez traduite assez librement : souviens-toi que tu es dans la nature. Cela, je ne l’ai pas oublié, mais je crois aussi que la nature est en moi. Il m’a paru qu’en nous rappelant le milieu où nous sommes plongés, vous nous distinguez trop de ce milieu ; il n’y a pas le milieu et nous, mais ce qui est, que nous pensons et qui pense par nous. Donc, sur ce point, je suis, s’il est possible, de votre avis, plus que vous-même. Encore ne suis-je pas sûr que mon reproche soit juste, car, malgré mes efforts, sûrement, j’encourrai moi-même ce reproche que je vous adresse, tant il est impossible de parler sans faire cette distinction que je blâme.

« Vous avez une manière que je goûte fort, de présenter nos titres de noblesse, que vous retrouvez dans la longue série de nos ancêtres. Tous ces ancêtres, hommes, animaux supérieurs ou inférieurs, jusqu’à ces êtres où la vie se distingue à peine, tous, mâles et femelles, et ceux mêmes, s’il y en a eu, qui appartenaient à votre troisième sexe, ont eu ce mérite singulier de vivre, dont Siéyès s’est fait jadis un titre de gloire ; et ce n’est