Page:Le Goffic - Poésies complètes, 1922.djvu/162

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Hervine, Guyonne et Jossé, — mon cœur
Savoura longtemps leur grâce divine :
Guyonne est si svelte et si blonde Hervine !
Mais ce fut le lys qui resta vainqueur.



Ah ! qu’avez-vous fait, troupe puérile,
Du fol oisillon qui venait vers vous ?
Ce cœur ingénu, ce cœur simple et doux.
Qu’allait-il, hélas ! chercher dans votre île ?

Des dragueurs passaient avec leurs chaluts.
J’ai dit aux dragueurs : « Le vent d’hiver gronde.
Que rapportez-vous de la mer profonde ?
— Rien qu’un pauvre cœur qui ne battra plus.
 
« Un pauvre cœur d’homme, un cœur en dérive.
Rencontré là-bas, devers Ouessant :
Les flots avaient l’air de rouler du sang ;
Des filles riaient, pieds nus, sur la rive.