Page:Le Nismois, La Tunique de Nessus, 1900.djvu/28

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— Que veux-tu aujourd’hui, Stani, interrogea Irène ?

— Montons au premier, dans nos appartements réservés.

Ils montèrent en silence et entrèrent dans un salon luxueux, dont Stanislas ouvrit les fenêtres.

— Est-ici que nous stationnons, demanda-t-elle ?

— Pour un instant.

— Que désires-tu, chéri ?

Il lui saisit les deux mains et murmura :

— Que tu me reçoives comme tu as reçu Christoval la fois où je t’ai surprise.

Elle fronça les sourcils et répondit à voix basse :

— Oh, Stani, pas ça, pas ça, où tous nos efforts de vie paisible risquent d’être compromis.

Il s’agenouilla, lui baisa les mains, reprit :

— Cela, eh, une simple comédie où tu te révéleras artiste, ma Léna.

Elle porta les mains à sa tête et s’écria :

— Tu veux remplir le rôle d’un autre, être pour moi le passant que j’assujétirais à mon caprice et à qui je verserais dans le sang la folie