Page:Le Nismois, La Tunique de Nessus, 1900.djvu/76

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— Oui, oui, au kiosque, qui arrivera la première.

Elles traversèrent ainsi, étrange vision pour qui les eût aperçues, la petite pelouse, le cul à l’air et pénétrèrent dans le kiosque, qu’on ouvrait tous les matins et dont elles n’avaient qu’à tourner la clef. Elles ne refermèrent pas la porte, laissèrent retomber une tenture et, sans se préoccuper des grandes vitres ouvertes, Irène s’écroula sur un divan, ayant Olympe par derrière elle, la tête déjà fourrée sur ses fesses, qu’elle baisait avec furie.

— C’est de famille, murmura-t-elle dans une accalmie !

— Stanislas te l’embrasse.

— Il en raffole, il y vivrait dessus.

— Je te crois. Oh, que c’est bon, que c’est bon de fourrer la langue partout là-dedans.

— Tu ne l’as encore jamais fait, sœurette ?

— Jamais avant cette heure-ci ! Et toi ?

— Je suis la femme de ton frère Stanislas et je t’ai répondu. Et ton mari ?

— Desbrouttiers ! Ah, celui-là, s’il se tue jamais, ce ne sera pas en fabriquant des enfants, ni en dépensant ses caresses pour sa femme.