Page:Le Nismois, La Tunique de Nessus, 1900.djvu/81

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— Tu me le demandes !

Olympe ne résista pas davantage ; elles se revêtirent, sortirent du kiosque pour aller s’asseoir sous un grand arbre, y causer à leur aise, éviter les tentations qui pourraient renaître.

Mille curiosités assiégeaient l’esprit d’Olympe elle questionna avec tact Irène, qui sut choisir un juste milieu entre les confidences les plus intimes et la réserve que commandait l’éducation étroite de province, pouvant encore exercer son action sur le cœur de la jeune femme.

De ce jour, le kiosque fut leur refuge de toutes leurs après-midi, sauf les jours où Desbrouttiers ne descendait pas en ville, ou ceux où l’on recevait des visites.