Page:Le Parnasse contemporain, III.djvu/389

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Quelle brise, effleurant ces flots,
Recueille l’esprit de nos rêves,
Les délices de nos sanglots
Et l’ivresse des heures brèves ?

Ah ! dans les débris radieux
Qui font ta lumière argentée,
Sous les pas tranquilles des dieux,
Emporte-les, ô Mer lactée !





VI

LE RÉVEIL


Comme une vierge au front vermeil
Dans le jardin des cieux venue,
L’Aube, ayant vaincu le sommeil,
Cueille les fruits d’or de la nue.

Dans l’azur, immense verger
Des constellations fécondes,
Elle passe d’un pas léger,
Laissant flotter ses tresses blondes.