Page:Le Parnassiculet contemporain, 1872.djvu/28

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VII


Le poëme de Si-Tien-Li.


« Il se promène, le haut guerrier, — dans le jardin d’Été — où les arbres éclatants de fleurs exotiques — se balancent au soleil comme des mandarins — qui rencontrent un ami ; — où l’eau toute blanche jaillit en l’air — et retombe clop, clip, clop — sur la surface des bassins.

« Sur la surface des bassins — clop, clip, clop, l’eau retombe toute blanche — et le haut guerrier sourit — en flattant de la main sa barbe vivace, — sa barbe noire comme l’oiseau étrange — qui dévore les morts dans ces pays lointains. — Un insigne sanglant décore le bras du guerrier. — C’est la hache, la hache en drap rouge !!

« La hache en drap rouge, insigne sanglant ! — décore le bras du guerrier. — Mais sur le banc de fer ouvragé — il a posé son terrible casque — haut comme une tour, poilu comme une chèvre de trois ans. — Laisse, laisse courir le petit enfant, — et viens manger le gâteau des plaisirs — ô jeune fille de mon pays !! »


VIII


Où la fille-statue découvre quelque chose.


Ici, le jeune homme s’arrête ; les Parnassiens assis autour de la chambre hochent la tête d’un air d’admira-