Page:Le Parnassiculet contemporain, 1872.djvu/46

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Des rocs et des typhons, des vents et des courants,
Et des écueils gelés de l’âpre pôle arctique.

Et je dépasserai l’horrible pôle arctique.
Alors, tirant du fond du rapide vaisseau
Ce qui fut autrefois le meilleur de moi-même,
Mon cœur et notre amour, douce beauté que j’aime,
Sur les bords du steamer je mettrai le fardeau.

J’appuierai sur le bord le macabre fardeau,
Et lorsque j’aurai vu du haut de la mâture
Accourir les requins aux parfums de ta chair,
Avec un haut-le-cœur, être adorable et cher,
Je pousserai gaiement l’aimable pourriture !