Page:Le roman de Fauvel, par Gervais du Bus, publié d'après tous les manuscrits connus par Arthur Långfors.djvu/134

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
14
LE ROMAN DE FAUVEL

Pour avoir bonne menjouere ;
Mout s’estudie qu’il puist plere :
En barat et en fausetei(Fol. 4)
292 A son engin du tout getei.
Il a tant alei et venu
Que ja mès ne sera tenu
N’arestei par frain ne par bride.
296 Il court par tout et point et ride,
Par fortune va sans reson
Et si regne en toute seson ;
Pour soi hauchier mout s’estudie
300 Eu doctrinal de flaterie,
Si que faus puisse bien polir,
Verité tere et droit tolir.
Sa diffinition sus mise
304 Ai desclerie, or te souffise.

Des or mès dirai la maniere,
En continuant ma matiere,
Comment et pour quoi ce puet estre
308 Que Fauvel fet le monde pestre,
Et comment et grant et petit
Ont en lui torchier appetit.
Diex, le roy de toute puissance,
312 Qui tout a a sa cognoissance,
Quant il fist au commenchement
Le monde gloriosement,
Ordena toute creature

290 Dans A, Mout manque et la place est en blanc — 293 EFJLN Il est — 296 BCEFJ Il point par tout et c. et r. — 297 A sus r. — 301 A ploir — 302 Le t de droit semble exponctué dans A.
306 A contruuant (? sur grattage) — Les v. 307-8 se lisent ainsi dans E :

Comment et pour quoi ce seuronde
Que Fauvel fait pestre le monde,

— 311 Dans A, puissance a été refait sur puissanse — 313 E ou.