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L’AIGUILLE CREUSE
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je ne pensais, sous les dalles de l’entrée, presque. J’aperçois les dernières marches, là, tout en bas.

— Est-ce profond ?

— Trois ou quatre mètres… Les marches sont très hautes… et il en manque.

— Il n’est pas vraisemblable, dit M. Filleul, que pendant la courte absence des trois gendarmes, alors qu’on enlevait Mlle de Saint-Véran, il n’est pas vraisemblable que les complices aient eu le temps d’extraire le cadavre de cette cave… Et puis, pourquoi l’eussent-ils fait, d’ailleurs ?… Non, pour moi, il est là.


Un domestique leur apporta une échelle que Beautrelet introduisit dans l’excavation et qu’il planta, en tâtonnant, parmi les décombres tombés. Puis il en maintint vigoureusement les deux montants.

— Voulez-vous descendre, monsieur Filleul ?

Le juge d’instruction, muni d’une bougie, s’aventura. Le comte de Gesvres le suivit.

À son tour Beautrelet posa le pied sur le premier échelon.

Il y en avait dix-huit qu’il compta machinalement, tandis que ses yeux examinaient la crypte où la lueur de la bougie luttait contre les lourdes ténèbres. Mais, en bas, une odeur