Page:Leconte de Lisle - Histoire populaire du Christianisme, 1871.djvu/39

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donc très-violents et les évêques se dirent beaucoup d’injures. Enfin, Athanase, qui avait suivi comme diacre l’évêque Alexandre d’Alexandrie, proposa le mot consubstantiel pour expliquer la relation du Père au Fils.

Le Concile accepta définitivement le symbole suivant sur lequel est fondée la foi de l’Église catholique. Nous citons textuellement :

« Nous croyons en un Dieu, père tout-puissant, qui a fait toutes les choses visibles et invisibles, et en un Seigneur Jésus-Christ, fils unique de Dieu, engendré par le Père, c’est-à-dire de la substance du Père, Dieu de Dieu et lumière de lumière, véritable Dieu de Dieu véritable, engendré et non fait, consubstantiel au Père, par lequel toutes choses ont été faites au ciel et sur la terre, qui est descendu, s’est incarné et s’est fait homme pour nous et pour notre salut, qui a souffert, qui est ressuscité le troisième jour, qui est monté au ciel, et qui viendra juger les vivants et les morts. Et nous croyons au Saint-Esprit. »

Puis, le Concile ajouta cette imprécation : « L’Église de Dieu, catholique et apostolique, anathématise ceux qui disent : Qu’il y avait un temps où le Fils de Dieu n’existait pas, ou qu’il n’existait pas avant d’avoir été engendré, ou qu’il a été fait de rien, ou qu’il est d’une autre substance ou essence que son Père, ou qu’il est créé et sujet au changement. »

Arius et les évêques qui lui restèrent fidèles furent excommuniés. Quant à Constantin, il condamna tout livre de l’hérésiarque aux flammes, et