Page:Leconte de Lisle - Histoire populaire du Christianisme, 1871.djvu/40

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

à la peine capitale toute personne qui en posséderait une copie.

En 328, il changea d’opinion et rappela Arius ainsi que les évêques Ariens. On vit cette année-là, à Alexandrie, saint Antoine l’anachorète. Ce grand saint qui, nous l’avons dit, était d’une ignorance fabuleuse et ne savait absolument ce dont il était question, excommunia néanmoins les Ariens et s’en retourna comme il était venu.

Hélène, mère de Constantin, retrouva à Jérusalem la croix sur laquelle Jésus-Christ avait été crucifié. Les clous, qu’on retrouva aussi, furent envoyés à l’Empereur qui en mit une partie à son casque et le reste au mors de son cheval. On ne sait naturellement, ni comment cette croix avait été conservée, ni si elle était la vraie croix, ni même s’il y avait jamais eu une vraie croix. L’essentiel est que l’impératrice Hélène la retrouva.

Saint Athanase, le chef des Consubstantialistes au Concile de Nicée, et qui avait été élu au siège épiscopal d’Alexandrie, fut accusé, en 335, d’avoir violé une vierge, tué un évêque et brisé un calice. On le déposa au Concile de Tyr et l’Empereur l’exila dans les Gaules.

Le pape Sylvestre mourut à Rome, le 31 décembre de cette année. Marc lui succéda.

En 336, Arius fut trouvé mort, à Constantinople dans un lieu d’aisances. Les Ariens accusèrent les Consubstantialistes de l’avoir fait périr par leurs maléfices, et les Consubstantialistes proclamèrent que la vengeance divine, l’avait frappé.