Page:Leconte de Lisle - Histoire populaire du Christianisme, 1871.djvu/41

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Le pape Marc mourut le 7 octobre de cette année. Jules lui succéda.

Constantin ne tarda pas à suivre Arius. Il mourut le 22 mai 337. Ce fut Eusèbe de Nicomédie, évêque arien, qui le baptisa au dernier moment. Ce premier empereur chrétien fut un des plus grands misérables qui aient jamais existé. Nous en reparlerons ailleurs.

Les empereurs Constance et Constant convoquèrent les évêques d’Orient et d’Occident au Concile de Sardique, dans la nouvelle Dacie. Il en vint cent d’Occident et soixante-dix d’Orient, selon saint Athanase ; trois cents occidentaux et soixante-seize orientaux, selon Nicéphore Calliste. Le pape Jules envoya deux prêtres et un diacre pour l’y représenter. Les évêques d’Orient qui étaient Ariens refusèrent de siéger avec Athanase que soutenaient ceux d’Occident ; de sorte que ceux-ci, beaucoup plus nombreux, déposèrent, excommunièrent et anathématisèrent les orientaux. Ceux-ci, retirés à Philippopolis, excommunièrent de leur côté Athanase et le pape Jules. Le Concile général de Sardique, où les évêques latins tentèrent pour la première fois d’asseoir la suprématie du siège de Rome, ne réussit qu’à envenimer les haines, et il rompit en fait toute communication religieuse entre l’Orient et l’Occident. Quant au dogme de la consubstantialité, il n’y fut rien changé à Sardique. On y rédigea bien un symbole plus long que celui de Nicée qui fut approuvé par Jules, mais il ne nous est pas parvenu.

Le pape Jules mourut le 12 avril 352. Libère