Page:Leconte de Lisle - Histoire populaire du Christianisme, 1871.djvu/42

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

lui succéda. Athanase fut de nouveau condamné au Concile d’Arles, en 353, et au Concile de Milan, en 355, par trois cents évêques latins. Le pape Libère n’ayant pas souscrit à cette condamnation, fut exilé par l’Empereur Constance ; mais, en 357, fatigué de l’exil, Libère revint sur sa décision et reconnut ainsi l’Arianisme. C’est ce qu’on nomme dans l’Église, la chute de Libère.

En 360, Julien, proclamé Empereur à Paris, renonça au Christianisme.

L’hérésie des Macédoniens date de l’année suivante. Ils étaient ainsi nommés de Macédonius, évêque déposé de Constantinople, qui attaqua la divinité du Saint-Esprit. Il eut beaucoup de sectateurs en Thrace et en Bithynie. Les Grecs donnèrent aux Macédoniens le nom de pneumatomaques, ou ennemis de l’Esprit.

L’Empereur Julien, que l’Église a surnommé l’Apostat, était doué de grandes qualités morales et de beaucoup d’esprit. Au lieu de persécuter les Chrétiens, il se contenta de critiquer leurs idées et leurs actes et de se moquer d’eux. L’Église l’a particulièrement en horreur. Il fut tué d’un coup de lance dans un combat contre les Perses, en 363.

Le pape Libère mourut le 24 septembre 366, sous Valentinien. Damase lui succéda.

Comme la possession du siège épiscopal de Rome procurait d’immenses richesses et une grande autorité, elle excitait naturellement l’ambition de tous les prêtres. « Celui qui parvient à ce but, dit Ammien Marcellin, est sûr de s’enrichir, quand ce ne serait que des offrandes des matrones. Il ne se