Page:Leconte de Lisle - Poëmes antiques, 1852.djvu/269

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Le sage lui sourit, l’admire et le caresse :
Que le grand Zeus, mon fils, à ton sort s’intéresse,
Dit-il. — Achille alors lave ses pieds fumants,
Agrafe le cothurne aux simples ornements,
Puis écoute, appuyé sur sa pique de hêtre,
L’harmonieuse voix qui répond à son maître.
Tel, le jeune Iakkhos, dans les divins conseils,
S’accoude sur le thyrse aux longs pampres vermeils.

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Interdit devant toi, fils de Khronos, ô sage,
À peine j’ose encor contempler ton visage ;
Et je doute en mon cœur que les destins amis
Aient vers le grand Khiron guidé mes pas soumis.
Salut, divin vieillard, plein d’un esprit céleste !
Que jamais Érinnys, dans sa course funeste,
Ne trouble le repos de tes glorieux jours !