Page:Leconte de Lisle - Poëmes antiques, 1852.djvu/93

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LE CHŒUR DE FEMMES.


Ô verts sommets du Taygète, ô beau ciel !
Dieux de Pélops, dieux protecteurs d’Hélène !
Vents qui soufflez une si douce haleine
Dans les vallons du pays paternel ;
Et vous, témoins d’un amour immortel,
Flots d’Eurotas, ornement de la plaine !


DÉMODOCE.


Étrangers, c’est en vain qu’en mots harmonieux
Vous caressez l’oreille et l’esprit curieux.
C’est assez. Grâce aux dieux qui font la destinée,
Au sol de notre Hellas notre âme est enchaînée ;
Et la terre immortelle où dorment nos aïeux
Est trop douce à nos cœurs et trop belle à nos yeux.