Page:Lemerre - Anthologie des poètes français du XIXème siècle, t2, 1887.djvu/124

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HENRY MURGER

1822-1861


Le Conteur de la bohème en est aussi le poète. Né à Paris, Henry Murger devint clerc d’avoué, puis secrétaire d’un Russe lettré, auprès de qui il trouva la liberté d’esprit et les loisirs qui permettent d’écrire. Prosateur charmant, il fit des vers essentiellement parisiens, qui sont des variations idéales sur les joies et les misères de la vie de bohème, au temps passé du pays latin.

En parlant de Murger, Théophile Gautier dit qu’avec lui « s’en va l’originalité la plus brillante qu’ait produite le petit journal ; car cest là qu’il a fait ses premières armes et qu’ont paru d’abord les scènes de la Vie de Bohème, qui, sous forme de livre et de pièce, devaient obtenir un si vif succès.

« Murger résume en lui une époque littéraire. Il a peint, avec une verve, un esprit et un sentiment qu’on ne dépassera pas, les mœurs exceptionnelles et fantasques d’une jeunesse qui, depuis, s’est peut-être un peu trop corrigée. »

On a réuni ses poésies complètes dans un volume qui a pour titre : Les Nuits d’Hiver.

Les œuvres d’Henry Murger se trouvent chez M. Calmann Lévy.

A. L.


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