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la triomphatrice


Brémont.

On n’imite plus, voyons. Mais il est convenu qu’elle est le maître, le chef de file de la jeune génération… Vous, vous relèveriez plutôt de Michel Sorrèze.


Flahaut, à lui-même.

Parbleu ! Il n’y a qu’eux deux.


Brémont.

Bersier est plus forte.


Flahaut.

Non, et elle a de la chance, car, après tout, elle est femme, et j’imagine que, dans ces cas-là, il doit être cruel de ne rien attendre au-dessus de soi.


Brémont.

N’empêche qu’elle a dix ans de moins que lui. Le jour où il sera vidé, où elle continuera de battre son plein…


Flahaut.

Bah ! Sorrèze est monté si haut… il pourra la regarder venir.


Brémont.

Vous croyez à cet amour-là ? (Haussant les épaules.) Littérature…


Flahaut.

Je ne leur en vois pas d’autres, et j’imagine qu’ils sont faits comme tout le monde.


Brémont.

Sorrèze a cru se devoir ce qu’il y avait de mieux en femme, en tous les genres.


Flahaut.

Claude est la dernière… elle est arrivée assez tard.